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L’extension du réseau Publibike à Nyon est gelée

Alors que de nouvelles stations de vélos en libre-service devaient déjà être mises en service, le contrat n’est pas signé.

Les vélos en libre-service peinent à se développer à Nyon et dans son district.
Les vélos en libre-service peinent à se développer à Nyon et dans son district.
DR/Publibike

L’extension du réseau de vélos en libre-service dans le district de Nyon, qui devait doubler d’ici à 2020, ressemble de plus en plus à une arlésienne. Alors que sept nouvelles stations étaient attendues avant les vacances d’été, au pire à la rentrée scolaire, le contrat entre la société mandataire Publibike et la Région de Nyon n’a toujours pas été signé. Or, il devait l’être au mois de mars. Autant dire que le développement prévu depuis des années attendra encore. Combien de temps? L’affaire est tellement sensible qu’aucun élu ni aucun responsable de la Région n’a voulu commenter avant de prendre connaissance d’un avis de droit de l’association de communes. Sur quoi porte cet avis? Là encore, silence complet.

Il y a quelques mois, l’ensemble des partenaires était beaucoup plus loquace. Il présentait au mois de février son plan d’extension en deux étapes, après avoir perdu deux ans dans les arcanes de la justice. La société concurrente de Publibike, malheureuse lors de la mise au concours, avait fait plusieurs recours.

Aujourd’hui, le projet d’extension est à nouveau gelé. Publibike tente néanmoins de nuancer. «Le plan initial était effectivement de créer les nouvelles stations cet été. Malheureusement ce projet a pris du retard. Nous sommes toujours en discussion avec la Région pour voir si une nouvelle mise à l’enquête pour ces nouvelles stations est effectivement nécessaire ou pas», écrit Ben Küchler, porte-parole de CarPostal, qui gère aussi la communication de Publibike. Là-dessus encore, la Région ne souhaite pas commenter. «Une communication sera faite le moment venu», souligne Marco Ferrara, en charge de la communication.

Il n’empêche, l’explication de la société Publibike semble très étonnante puisque la question des mises à l’enquête n’a pas été un obstacle dans le réseau de Lausanne-Morges, notamment. Une station a par ailleurs fait l’objet d’une mise à l’enquête dans le district de Nyon mais elle était englobée dans un projet plus large. La Commune de Founex met actuellement en consultation l’aménagement de la place au centre du village, dans lequel sont compris les aménagements pour les vélos en libre-service.

Si l’origine des tensions dans cette affaire semble mystérieuse, une chose l’est moins: la nécessité de Publibike à revoir sa stratégie. Connaisseur du dossier pour être intervenu à Berne, le conseiller national Olivier Feller (PLR) explique: «Les résultats de Publibike sont déficitaires depuis plusieurs années. La société possède un capital extrêmement faible et bénéficie de prêts de La Poste pour l’aider à réaliser son développement.» L’élu de Genolier, qui n’est pas dans la confidence concernant la réalité nyonnaise, estime aussi que Publibike devrait sortir du giron de La Poste pour gagner en autonomie. Les prestations de CarPostal pour la communication devraient par exemple disparaître, ce qui permettrait une plus grande transparence dans la gestion de l’entreprise. Pour cela, il faudra revoir le modèle d’affaires.

Langue de bois

Dans un communiqué du 1er juillet, Publibike affirmait d’ailleurs vouloir «améliorer sa rentabilité» pour atteindre l’équilibre financier «à moyen terme». Mais quand il aborde les mesures pour y parvenir, le texte est un modèle en matière de langue de bois institutionnelle. La nouvelle stratégie est de «rechercher des partenariats ciblés pour l’exploitation du système de location de vélos dans différentes villes de Suisse. En outre les structures de l’entreprise doivent être rendues plus professionnelles et les conditions-cadres optimisées dans leur ensemble.» Seulement, au téléphone, le porte-parole n’est pas en mesure de donner un exemple des partenariats envisagés. Un flou qui n’a rien de rassurant pour les clients qui attendent impatiemment le développement de l’offre à Nyon.

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