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Faut-il sauver l’art intégré aux bâtiments publics?

Une sculpture a trouvé refuge sur un giratoire, une fresque risque de disparaître. Nyon s’interroge sur la conservation des œuvres.

La fresque de Walther Grandjean, dit Bodjol, qui orne un mur d'une école nyonnaise, devrait être détruite.
La fresque de Walther Grandjean, dit Bodjol, qui orne un mur d'une école nyonnaise, devrait être détruite.
LDD

Peut-on impunément mettre au rebut une œuvre d’art qui avait été commanditée par les autorités pour orner un bâtiment public? La question taraude pour la deuxième fois les élus nyonnais, à l’heure des grands chantiers de reconstructions des écoles.

En février dernier, la conseillère communale Florence Darbre montait au créneau pour sauver une œuvre de Bernard Bavaud. Car la construction d’un nouveau bâtiment scolaire impliquait la destruction de la fontaine monumentale que cet artiste avait réalisée il y a trente ans pour orner le préau de l’école. Estimant que cette sculpture méritait d’être conservée, elle avait obtenu le soutien des élus pour obliger la Ville à lui trouver un nouveau piédestal. Résultat: l’œuvre a finalement trouvé refuge sur le giratoire de l’Hôpital. Pour un coût de 50'000 francs, alors que sa démolition n’aurait coûté que 25'000 francs.

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