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A la frontière du district, La Sarraz veut revenir en pleine lumière

Avec deux nouveaux municipaux et un syndic désigné il y a dix jours, la commune est enfin au complet. Pour faire face à ses défis dont l'accueil touristique.

Le nouveau syndic de La Sarraz Daniel Develey devant l'imposant chantier de réfection de la Grand-Rue.
Le nouveau syndic de La Sarraz Daniel Develey devant l'imposant chantier de réfection de la Grand-Rue.

En temps normal, la traversée de La Sarraz n’est pas simple, avec sa Grand-Rue étriquée. Depuis quelques semaines, elle est tout simplement impossible, mais pour la bonne cause, celle de sa métamorphose. «C’est l’aboutissement de près de dix ans de travaux pour redynamiser notre bourg et l’accès aux commerces. Nous en sommes à la quatrième et dernière étape pour un total de 11 millions de francs», détaille le tout nouveau syndic Daniel Develey, appuyé sur une barrière de chantier.

En chantier, la commune l’est aussi bien au sens propre dans ses rues qu’au sens figuré au sein de sa Municipalité, puisque cette dernière aspire enfin à la stabilité. Alors que la législature est vieille d’à peine un an, les Sarrazins ont en effet déjà accueilli deux nouveaux municipaux – qui viennent d’entrer en fonction – et un syndic dont l’expérience au sein de l’Exécutif remonte à… juillet 2016. «Nous sommes désormais au complet, et j’ai la conviction que cela va durer un moment. Avec l’arrivée de deux personnalités de la vie locale que sont Nicole Reymond et Jean Hubert, nous allons dans la bonne direction», assure le nouvel homme fort d’une commune qui compte près de 2400 habitants. Originaire de La Sarraz, fils de paysan et ancien directeur de Landi Nord vaudois-Venoge, où il a passé plus de trente ans, Daniel Develey est sorti en tête aux élections générales. Juste avant de décrocher le 4e siège du PLR au Grand Conseil à quelques mois de la retraite, ce qui lui donne la légitimité nécessaire afin de relever ce nouveau défi pour lequel il possède une denrée rare: le temps. «Tout s’est enchaîné à merveille sans préméditation. J’ai quitté mon bureau de directeur de Landi pour celui de la Maison de Commune presque du jour au lendemain et le fonctionnement est – dans mon esprit – presque le même. Je pense que mon expérience professionnelle compense largement ma venue tardive en politique, même si je siégeais depuis vingt-cinq ans dans les rangs du Conseil.»

L’ancien décathlonien n’a d’ailleurs pas peur des travaux d’Hercule, lui qui a eu comme première mission de participer au sauvetage du château alors mal en point. «Il a fallu convaincre d’injecter 800'000 francs sous forme de subvention plus 1,2 million pour le rachat du Majorat, le bâtiment voisin. Il reprend du poil de la bête et nous devons l’accompagner dans une vision globale de l’accueil touristique, la carte que nous devons jouer désormais. Avec la piscine qui vient d’être rénovée, le projet de développement du camping et la renaissance du château, il y a un beau potentiel, d’autant plus que notre Grand-Rue sera magnifique pour recevoir les visiteurs et ainsi favoriser le commerce dès l’été prochain.»

Parfois à l’ombre de Cossonay, La Sarraz – à l’image de son équipe de football, qui est la meilleure du district – doit en effet trouver sa voie pour être davantage qu’un lieu de passage. Elle remplit déjà ce rôle moteur sur le plan scolaire régional et bientôt au niveau du regroupement de l’épuration, où l’on évoque des investissements de l’ordre de 20 millions entre les 15 communes concernées, lesquelles doivent encore accorder leurs violons. «C’est à nous de mener les discussions dans cette partie du district pour trouver des solutions dans tous les domaines. A deux pas de l’autoroute, avec un taux d’imposition stable à 66% et un cadre agréable, nous pouvons désormais voir l’avenir avec sérénité.»

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