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Le futur visage d’Aubonne suscite 50 oppositions

La nouvelle mouture de la révision du Plan général d’affectation (PGA) a provoqué deux fois moins d’oppositions qu’en 2013.

La révision du Plan général d'affectation (PGA) sera soumise à l'approbation du Conseil communal au printemps prochain.
La révision du Plan général d'affectation (PGA) sera soumise à l'approbation du Conseil communal au printemps prochain.
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«C’est un sujet tellement émotionnel…» Michel Crottaz, municipal de l’Urbanisme à Aubonne, ne s’étonne guère du résultat de la mise à l’enquête de la nouvelle mouture du Plan général d’affectation (PGA). Une cinquantaine d’oppositions formulent les inquiétudes des Aubonnois quant au futur visage de ce bourg d’un peu plus de 3200 habitants. C’est cependant deux fois moins que lors de la première tentative de révision du PGA, en 2013: les citoyens étaient alors montés aux créneaux et avaient déposé une centaine d’oppositions.

Etage supplémentaire

Quels sont les griefs principaux des récalcitrants? Ils portent en grande partie sur les craintes liées à la densification. «Certaines personnes ont peur de voir arriver trop de nouveaux habitants, en particulier dans les zones de faible densité. Comme nous avons proposé d’y autoriser un étage de plus qu’auparavant, cela inquiète», rapporte l’élu, rappelant que le Plan directeur cantonal limite l’augmentation de la population à 1,7% par année. Et de souligner que, à l’inverse, certaines personnes ont déploré l’absence de nouvelles zones à bâtir. «On ne peut pas en créer justement à cause de la nouvelle LAT», rappelle Michel Crottaz.

Autre pomme de discorde: le document autorise la construction de bâtiments longs de 28 mètres au maximum. D’aucuns imaginent déjà leur bourg envahi de barres d’immeubles. «En fait, il s’agit d’un garde-fou, comme nous l’avons expliqué lors de la séance de présentation, affirme le municipal. Si deux propriétaires décidaient de réunir leurs parcelles, ils ne pourraient pas construire au-delà de cette longueur. Et encore faudrait-il bien voir si les distances aux limites le permettent.»

«Aucune vision»

Enfin, la problématique de la circulation, sempiternel sujet d’émoi à Aubonne, est elle aussi revenue sur le tapis. «Bien que cela soit traité dans d’autres documents, il me paraît inadéquat de présenter un PGA sans une étude simultanée des infrastructures routières», argumente Claude Marguerat, membre du groupe Avenir d’Aubonne. L’opposant reproche également à la Municipalité de n’établir «aucune vision de l’évolution d’Aubonne dans les dix à vingt ans». Michel Crottaz rétorque: «C’est le rôle d’un Plan directeur communal et non d’un PGA.»

Désireuses «d’établir un dialogue avec les opposants», les autorités proposeront une rencontre en début d’année. Le préavis sera soumis à l’approbation du Conseil au printemps.

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