La Garenne retape les animaux blessés dans un centre dernier cri

La CôteLe parc animalier de Le Vaud s’est doté d’un grand centre de soins destiné à la faune sauvage, à l’abri des regards indiscrets.

Vidéo: Anetka Mühlemann


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Blottie contre la soigneuse Manon Ballestracci, une boule de poils déguste son biberon de lait. Agée d’à peine 3 ou 4 semaines, cette blairelle (blaireau femelle) est l’un des premiers patients du centre de soins du nouveau parc animalier La Garenne (à (re-)découvrir ici), dont l’inauguration officielle a lieu ce jeudi matin (voir la galerie photo ci-contre). Une fois remise sur pattes, la petite orpheline rejoindra trois de ses congénères dans l’un des vastes enclos du zoo. Car c’est là l’une des quatre missions de La Garenne: soigner et préserver les animaux sauvages. Bichonner les patients

Digne d'une clinique

Niché dans un bâtiment en bois clair, le centre de soins s’est doté de tout le confort moderne. L’hygiène y prime: quiconque veut y pénétrer doit passer par le pédiluve placé à l’entrée. Jusqu’au plus petit détail, tout a été conçu pour bichonner au mieux les pensionnaires cabossés: une salle d’opération digne d’une clinique, une pièce pour les soins quotidiens (nourrissage, traitements) et des salles de convalescence. Arrivé mardi matin, le blaireautin femelle y côtoie trois hérissons atteints de troubles respiratoires et une minuscule chauve-souris pipistrelle.

«L’ancien centre avait été aménagé dans un appartement, rappelle Michel Gauthier-Clerc, directeur. Désormais, nous disposons d’un équipement moderne et de davantage de place.» Dans un second temps, des volières seront créées à l’extérieur pour permettre aux animaux de reprendre des forces dans un environnement plus naturel. «Nous avons fait le choix de ne pas installer de grande volière car il existe d’autres institutions spécialisées dans le soin des oiseaux (ndlr: la Vaux-Lierre à Etoy ou le Centre de réadaptation de Genthod, dans le canton de Genève), avec qui nous collaborons», souligne le directeur.

Les soigneurs se relaient inlassablement au chevet de leurs patients.

Chapeautée par une vétérinaire assistante spécialiste de la faune sauvage, toute l’équipe du zoo est mobilisée pour prendre soin de ce petit monde. «Il n’y a pas de personnel spécifique pour le centre de soins», reprend Michel Gauthier-Clerc. Les soigneurs se relaient inlassablement au chevet de leurs patients. Ces jours-ci, Manon Ballestracci joue les nourrices pour la petite blairelle, qu’elle cajole avec douceur: «Je lui donne le biberon toutes les deux heures.»

Leurs efforts conjugués permettent à 40% des animaux blessés de recouvrer la liberté. Quant aux 60% restants, certains ne survivent pas, d’autres sont jugés «non relâchables». La petite boule de poils en fait partie. «Comme elle est nourrie au biberon, elle sera trop imprégnée de l’homme pour retourner dans la nature, explique Michel Gauthier-Clerc. Dans ce genre de cas, l’une des solutions possibles est de placer le bébé dans une autre portée à l’état sauvage, mais nous n’en avons pas trouvé.» Dans quelques semaines, elle rejoindra donc trois autres femelles, elles aussi orphelines.

(24 heures)

Créé: 07.04.2016, 11h45

Galerie photo

Inauguration du zoo La Garenne

Inauguration du zoo La Garenne Le couper de ruban s'est déroulé en présence de politiciens et de mécènes, le 7 avril 2016

Le parking est saturé

Depuis l’ouverture du nouveau zoo, le 19 mars, un flot de voitures en quête de places sèment une pagaille monstre aux abords de La Garenne. «Le parking est clairement sous-dimensionné, admet Michel Gauthier-Clerc, directeur. Nous allons devoir trouver une solution, car nous avons dû engager du personnel supplémentaire pour gérer le stationnement.»

C’est que les visiteurs se pressent dans le parc animalier flambant neuf: pas moins de 25'000 personnes ont déjà poussé la porte de la nouvelle Garenne.



Les premiers jours après la réouverture du zoo, des voix se sont élevées contre la cafétéria, jugée trop petite pour absorber tous les visiteurs affamés. «Nous sommes dans une phase de pic, reconnaît Michel Gauthier-Clerc. L’effet nouveauté joue un rôle. Du coup, on ne sait pas à quoi ressemblera la routine d’ici à une année.»

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