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Un Glandois primé pour une invention prometteuse dans les énergies vertes

Un génial artisan a fabriqué une pièce clé qui pourrait booster la production de l’hydrogène, utile pour faire tourner nos moteurs sans émettre de CO2.

Laurent Escoffier, patron de Réalinox à Gland, a fabriqué une cellule électrolytique permettant de produire de l'hydrogène à hautes pressions.
Laurent Escoffier, patron de Réalinox à Gland, a fabriqué une cellule électrolytique permettant de produire de l'hydrogène à hautes pressions.
LDD

Ça ressemble à un début de success story. Laurent Escoffier a reçu le Prix à l’innovation de Région de Nyon, d’un montant de 50'000 francs, pour une invention qui pourrait amener une contribution indirecte à la sauvegarde du climat. Ce cuisinier de métier est devenu constructeur d’appareils industriels et patron de la tôlerie Réalinox, à Gland. Innovaud a décidé de donner son soutien à cette entreprise. Jean-Michel Stauffer, son conseiller en innovation, industrie de précision et microtechnique, n’hésite pas à parler d’une «découverte avec un incroyable potentiel».

«Je peux directement concrétiser un projet à mon atelier et voir si ça fonctionne»

N’imaginez pas une machine compliquée. Il s’agit d’une pièce mécanique en métal, placée au cœur d’un électrolyseur, qui permet de produire de l’hydrogène à très haute pression. Cette cellule électrolytique (AEC) est le fruit d’une collaboration entre Laurent Escoffier et Renaud Kerbrat, patron de la petite société Integra (Gland), ingénieur en mécanique, déjà connu pour ses inventions dans le domaine de l’armement et du matériel médical. «Ce qui les distingue des chercheurs dans les hautes écoles ou dans les bureaux d’études, c’est d’avoir rapidement pu passer de la théorie à la pratique», précise Jean-Michel Stauffer.

Des tests concluants

Laurent Escoffier raconte s’être intéressé à l’hydrogène en participant à un projet de fabrication d’un électrolyseur. Le projet n’a pas abouti, mais le persévérant artisan a continué à creuser pour savoir comment corriger les défauts d’étanchéité du dispositif, et il a trouvé. «Comme j’ai le savoir-faire pour fabriquer différents appareils, je peux directement concrétiser un projet à mon atelier et voir si ça fonctionne», explique l’entrepreneur de Gland.

«Dans ce cas, j’ai effectué des tests de pression qui montrent que la pièce permet une production permanente d’hydrogène à 35 bars, soit trois fois plus que les autres machines dans le même laps de temps, poursuit-il. Les tests ont aussi montré qu’on pourra monter plus haut à l’avenir. La cellule AEC supporte des pressions de 100 à 150 bars en toute sécurité et sans fuite possible, puisque sa capacité de résistance dépasse les 400 bars. Et plus on monte haut, plus les coûts de production sont bas.»

La pièce en question n’est qu’un maillon technologique de l’ensemble de la chaîne qui vise à remplacer les carburants fossiles par des énergies propres. Mais elle est essentielle, tant pour son rendement accru qu’en raison de la diminution des coûts de production induits par ce rendement. Un des objectifs, à terme, est de construire un réseau de stations-services fournissant de l’hydrogène pour alimenter les voitures à moteur électrique. Et l’idéal serait de produire cet hydrogène sur place au moyen d’électrolyseurs fonctionnant à l’énergie solaire.

Processus industriel

Pour que cette invention, brevetée, participe concrètement à l’essor de la production d’hydrogène, il faut désormais qu’elle intéresse des fabricants d’électrolyseurs qui seraient partants pour l’intégrer dans un processus industriel. Innovaud a lancé un coaching avec la plateforme Platinn pour structurer le modèle d’affaires et mis en relation l’entreprise avec le Service de la promotion de l’économie et de l’innovation (SPEI) pour un accompagnement financier. Enfin, l’organisation a pris contact avec plusieurs hautes écoles, dont l’EPFL, pour obtenir une crédibilité supplémentaire à cette innovation prometteuse.

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