Un grand canot de sauvetage prend forme

NavigationAu chantier naval Sartorio, à Mies, on construit un nouveau bateau à rames pour une société de sauvetage de la Riviera. Entièrement en bois, il remplace un canot de sauvetage historique.

Le futur canot de sauvetage à huit rames de La Tour-de-Peilz prend forme au chantier naval de Mies.

Le futur canot de sauvetage à huit rames de La Tour-de-Peilz prend forme au chantier naval de Mies. Image: Florian Cella

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«On vient de finir la coque», s’exclame fièrement Jean-Paul Sartorio, au travail dans son chantier naval, à Mies. Une imposante structure en bois de neuf mètres de long est placée sur des pilotis. A la proue, un sapin symbolise «la fin du gros de l’œuvre.»

L’embarcation qui prend forme peu à peu – les travaux on commencé en septembre dernier – est le nouveau canot à rames en bois de la société de sauvetage Le Doyen, à La Tour-de-Peilz. Il remplace le «Grand Doyen», nom de l’ancienne et historique barque de sauvetage, inscrite dans le patrimoine lémanique. «C’est un pincement au cœur de s’en séparer», confie Grégory Layaz, président de la société. Datant de 1952, le canot a passé 60 ans dans l’eau, exposé au soleil et aux intempéries. On le réparait chaque hiver. Il est désormais trop abîmé et ses frais de restauration égalaient l’achat d’un nouveau bateau.»

L’option a donc été prise de construire un nouveau bateau, pour un coût de 130 000 francs. «C’est une construction 100% classique, artisanale et faite à la pièce, explique Jean-Paul Sartorio. Spécialiste dans la construction de bateaux historiques, l’homme de 65 ans est visiblement ravi d’exercer à nouveau son art. «Je n’ai plus eu de commandes de bateau en bois depuis 2004», lance-t-il.

La matière première – mélèze pour la coque, chêne et acacia pour la charpente – est suisse. Les diverses composantes de l’embarcation sont confectionnées et assemblées, jusqu’aux cale-pieds et aux rames. «J’attends d’ailleurs le bois pour les rames. J’ai commandé de l’épicéa du Jura.»

Alors que le «Grand Doyen» est une barque à 12 rameurs, celle-ci n’en aura que 8. «Parce que les courses sportives de la Société Internationale de Sauvetage du Léman (SISL) se font à 8 rameurs», rappelle Grégory Layaz. Ses 32 sociétés ont à cœur de choyer ce patrimoine. Toutes ont conservé ces bateaux à rames qui autrefois servaient à sauver des gens. Aujourd’hui, ils permettent d’entretenir la forme physique des sauveteurs et de se mesurer en concours.

Juliane Roncoroni (24 heures)

Créé: 13.02.2017, 13h58

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