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Le grand retour des bocaux consignés à Gimel

Un entrepreneur propose aux producteurs locaux de relancer un système de consignes dans les villages.

Hervé Le Pezennec compte déjà une dizaine de partenaires pour créer son réseau de consignes au pied du Jura.
Hervé Le Pezennec compte déjà une dizaine de partenaires pour créer son réseau de consignes au pied du Jura.
Sébastien Bovy

Remplacer l’emballage en plastique à usage unique par du verre réutilisable, c’est le credo de la start-up Réseau Consignes basée à Gimel. Le concept de cette dernière est simple et résolument actuel: les producteurs louent des bocaux consignés à l’entreprise qui, après emploi, les récupère, les nettoie, les étiquette et les redistribue à ses magasins partenaires de l’opération. «L’idée m’est venue après avoir remarqué qu’il n’existait pas de système similaire dans la région. Car, pour que ce soit vraiment écologique, il faut que l’emballage en verre soit utilisé plusieurs fois avant le recyclage, et qu’il ne fasse pas des kilomètres pour être lavé», raconte Hervé Le Pezennec, initiateur du projet.

Mais à l’heure de cette vague verte, comment expliquer que cette pratique pourtant courante jusque dans les années 1980 ait disparu? «Sur le papier, l’idée est bonne, mais la réalisation s’avère finalement assez complexe, développe l’habitant de Mollens. Le verre est un matériau cassant et il faut trouver la fermeture hermétique adaptée au produit. Quant à l’étiquette, il fallait encore la décoller à la main il y a peu, mais nous venons de trouver la colle hydrosoluble qui résout ce problème». Un atout qui compte lorsqu’il s’agit de reconditionner des centaines de bocaux.

Une entreprise en pleine croissance

L’entrepreneur travaille seul dans ses locaux de Gimel, mais compte tenu des retours positifs, il compte bien s’agrandir. «J’ai démarré ma phase pilote avec huit producteurs et je suis déjà en discussion avec d’autres pour la suite. Mais le but est de rester dans un rayon de 20 à 30 kilomètres, afin de favoriser l’économie locale». Car en plus de l’aspect écologique, tout le charme de sa proposition tient dans sa volonté de mettre en avant les produits du terroir.

Et pour les commerçants qui ont accepté de jouer le jeu avec du lait, de la bière ou de la mozzarella, l’emballage consigné ne revient finalement pas plus cher – sur le long terme évidemment – que les habituels contenants jetables.

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