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Elle a fait de la grande salle «son» petit théâtre

Musique, humour, théâtre, Marinette Tornare se démène depuis des années pour proposer des animations au Pied du Jura.

Marinette Tornare, responsable du programme culturel du village de Bière.
Marinette Tornare, responsable du programme culturel du village de Bière.
Chantal Dervey

Le théâtre, elle est tombée dedans quand elle était petite. Pourtant, contrairement aux passions transmises de génération en génération, c’est à l’école que Marinette Tornare attrape le virus. «C’est mon professeur de l’époque, Michel Claude, qui faisait jouer ses élèves, raconte-t-elle. Puis, une fois notre scolarité terminée, il nous proposait d’entrer dans La Birolande.» Une troupe de théâtre amateur qu’elle n’a jamais quittée depuis, enchaînant les rôles «même enceinte», précise en riant celle qui s’est aussi essayée à la mise en scène.

Mais si le virus théâtral a déjà été transmis à sa fille, qui préside aujourd’hui La Birolande, Marinette Tornare œuvre chaque jour pour qu’il contamine tout son village de Bière et les environs grâce au BEC (Bière événements culturels). «À l’origine, nous avions repris l’organisation des marchés artisanaux avec une amie, explique celle qui a siégé douze ans au Conseil communal. Puis, un jour, on s’est dit qu’on pourrait organiser d’autres choses. C’est comme ça que le BEC est né.»

Un travail de chaque instant

Depuis onze ans, l’association propose même une «saison culturelle» avec quatre spectacles qui remplissent la grande salle de Bière. La saison 2019-2020 débute d’ailleurs ce samedi avec la dernière date de l’humoriste Mirko Rochat, qui incarne un «Supermâle». Mais dans une région où cohabitent Beausobre, le Théâtre du Pré-aux-Moines, le festival d’humour DécouvRire et Morges-sous-Rire, comment Marinette Tornare parvient-elle à tirer son épingle du jeu? «Avec une capacité de 200 places, nous sommes plus petits, ce qui peut être un avantage pour les artistes en rodage ou qui débutent», détaille la présidente du BEC, qui doit gérer un budget très serré.

Car l’organisation birolane n’a aucun but lucratif et doit donc négocier pour s’offrir des artistes ou louer le matériel technique. «Il nous fallait systématiquement un rideau noir, car celui de la salle est gris. Nous l’avons donc fabriqué nous-mêmes pour pouvoir économiser sur la location, explique la bonne fée aux multiples talents. On fait avec nos petits moyens et, quand cela dépasse un peu, on met de notre poche.»

Les villageois peu présents

L’équipe du BEC ne recule devant aucune difficulté, mue par un seul objectif: offrir des événements culturels aux villageois. Pourtant, ceux-ci ne répondent pas vraiment présent. «C’est difficile de faire sortir les gens de chez eux, regrette la présidente. Les spectateurs qui se déplacent ne sont pas forcément de Bière. Ils viennent parfois de très loin, mais pas automatiquement d’ici. Je trouve ça dommage.»

À l’heure où certains villages souffrent d’un manque d’activités et se transforment peu à peu en cités-dortoirs, la Birolane peine à saisir ce manque d’intérêt. «On sait que le pied du Jura est une région difficile à attirer, car il y a beaucoup d’événements proposés. Mais tant qu’on a la foi on continuera.»

Car la passion et le plaisir du partage restent les moteurs de cette belle aventure. «L’an dernier, nous avons reçu le spectacle de Lili Roche (ndlr: interprète de chansons polissonnes). Comme elle n’est pas très connue, il n’y avait que peu de spectateurs, mais la soirée a été formidable et les gens conquis. C’est pour des moments comme ceux-ci que nous continuons à aller voir des spectacles et à dénicher des artistes pour les faire découvrir.»

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