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Une grange retapée sert d'écrin aux arts plastiques

Danielle Junod a quitté sa galerie de Nyon pour un lieu plus volumineux. Inauguration avec une magnifique exposition le 4 mai

Danielle Junod dans son nouvel espace Art Espace Junod, à Vich.
Danielle Junod dans son nouvel espace Art Espace Junod, à Vich.
CHRISTIAN BRUN

«Pierrette Gonseth-Favre a tout de suite été conquise par la lumière et les proportions généreuses de cet espace.» Danielle Junod est heureuse de pouvoir inaugurer son nouveau lieu d’exposition dédié aux arts plastiques avec les œuvres récentes de l’artiste de Founex. Après quatorze années passées au cœur de la vieille ville de Nyon, entre les murs de l’étroite Galerie d’art Junod, cette esthète a trouvé l’endroit rêvé, à Vich, dans une ancienne grange entièrement retapée. En plus des expositions, le lieu accueillera des événements comme des conférences, de petits concerts ou des lectures de textes.

L’ancien atelier d’un peintre

Danielle Junod a dû se séparer de son local de la Grand-Rue, à Nyon, en raison de la vente de la maison qui l’abritait. Municipale responsable de la culture, Fabienne Freymond-Cantone regrette ce départ: «C’est une historienne de l’art qui a fait un grand travail pour mettre en valeur des artistes de la région et d’ailleurs. Nous perdons une actrice incontournable des arts plastiques à Nyon.»

Mais le hasard fait bien les choses car, de son côté, le peintre tchèque Petr Beránek, qui avait installé son atelier dans la Grange en Clarens, a décidé de déménager. «Je connaissais l’endroit, car j’ai exposé ses œuvres chez moi et lui avais rendu visite, raconte-t-elle. Je savais qu’il souhaitait s’en aller. Je voulais en faire mon atelier, car je peins aussi, mais comme j’ai dû quitter Nyon j’ai choisi d’en faire mon nouveau lieu d’exposition.»

Les amateurs d’arts plastiques seront comblés, car la région manque d’espaces adéquats pour mettre en valeur des œuvres de qualité. Et surtout le public continuera à bénéficier du travail très professionnel de Danielle Junod. C’est grâce à sa thèse en histoire de l’art, consacrée à la réception de l’art français aux États-Unis après guerre, qu’elle a rencontré de grands galeristes à Paris et à New York, qui lui ont donné l’envie d’en faire son métier.

Dans son jeune âge, l’organisation de plusieurs expositions des œuvres de l’artiste suisse Henry Rouyer l’a également mise sur cette voie. «Il était poète et philosophe. C’était mon maître à penser. Il m’a notamment fait connaître son ami Gaston Bachelard, dont j’ai lu toutes les œuvres.» En 2005, Danielle Junod décide d’ouvrir sa propre galerie, à Nyon. Avec l’idée de privilégier l’art non figuratif et les artistes suisses, «qui ne sont pas hors de prix».

La galeriste précise sa ligne: «Ma thèse restant la pierre angulaire de mon approche artistique, j’essaie de trouver des liens entre les œuvres des contemporains et cette époque de l’après-guerre. Des traces. Mais ce qui me touche d’abord, c’est la vérité du travail des artistes, d’autant plus dans ce monde bouleversé, où l’on s’éloigne de plus en plus de la vérité et de l’authenticité».

Rigueur mêlée à la passion

Pendant ses quatorze années à Nyon, Danielle Junod a infusé sa passion de l’art d’une belle rigueur. Pour chaque exposition, sans exception (six par année), ses textes de présentation ont dénoté sa perception intime et pointue de l’artiste et de son œuvre. «Je vais toujours visiter l’atelier de l’artiste, où qu’il soit, pour me plonger dans son univers. Ce sont de grands moments d’émotion et cela m’aide à rédiger mes présentations, qui sont importantes pour donner des clés permettant aux visiteurs de pénétrer l’œuvre.»

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