Un homme poignardé à mort en plein cœur de Nyon

Fait diversUn drame passionnel s’est produit mardi dans un locatif proche de la gare. Témoin indirect de la scène, une voisine raconte.

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L’horreur s’est produite au centre-ville de Nyon, à deux pas de la gare, mardi soir. C’est dans un appartement du rez-de-chaussée d’un immeuble cosy qu’un Suisse de 55 ans a été poignardé à mort par sa compagne de 48 ans, d’origine serbe, comme l’a révélé La Côte. La victime a reçu plusieurs coups par un objet tranchant, probablement un couteau. Après avoir commis son méfait, peu avant 20 heures, la femme a prévenu les forces de l’ordre. «Elle a attendu la police dans son appartement», précise Philippe Jaton, porte-parole de la police cantonale. Hier matin, sur place, les traces de sang à peine sèches, les scellés policiers et une grande bâche sur le sol témoignaient encore des événements de la veille. Dans ce grand locatif, c’est la stupéfaction. «Lorsque je suis rentrée de la piscine, vers 18 h 40, j’ai entendu un homme hurler, confie une voisine qui souhaite garder l’anonymat. Je suis restée une minute sur le palier avant de pénétrer dans mon appartement. Je me suis dit que c’était une banale dispute de couple et je ne m’en suis pas plus inquiétée.»

Depuis ce drame passionnel, l’incompréhension domine. «C’était un couple discret, poursuit-elle. Je n’avais jamais croisé la victime. Par contre, j’avais déjà discuté avec sa compagne, qui est une grande femme blonde qui ne passe pas inaperçue. Elle ne devait pas travailler car on la voyait tout le temps fumer des cigarettes sur son balcon en peignoir et en chaussettes. Je l’ai d’ailleurs croisée il y a quelques semaines sur la terrasse des Brasseurs, à Nyon. Cela m’a surprise car elle était bien habillée et coiffée ce jour-là.»

Le quartier bouclé

Le soir de l’homicide, alors que la voisine du couple est dans sa loggia qui donne sur le parc de la Morâche, elle voit débarquer une dizaine de policiers. «Ils ont escaladé le mur de la terrasse pour entrer dans l’appartement.» Puis des chiens policiers ont pris possession du terrain et le quartier a été bouclé. «Elle criait comme une folle.»

Un peu plus tard, son père, descendu promener le chien de la famille, aura une vision d’horreur. La porte du logement était entrouverte. «Il m’a dit que c’était un véritable carnage, qu’il y avait du sang partout», rapporte-t-elle encore. Puis, vers 3 heures du matin, un corbillard a emmené le corps de la victime. «La femme a admis son implication dans les faits, poursuit Philippe Jaton. L’enquête devra déterminer le déroulement exact des faits ainsi que les raisons de ce geste. Les investigations sont toujours en cours.»

Créé: 21.05.2015, 20h50

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