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«Les individus qui me sabotent, je m’en sépare»

Cinq ex-cadres d’Eldora, société rolloise de restauration, dénoncent le «management de la terreur initié par le directeur Andrew Gordon». Lequel nie, tout en admettant sa «dureté».

Sous le feu des critiques de plusieurs de ses anciens collaborateurs, le directeur Andrew Gordon dit n’avoir «rien à cacher».
Sous le feu des critiques de plusieurs de ses anciens collaborateurs, le directeur Andrew Gordon dit n’avoir «rien à cacher».
PATRICK MARTIN

Andrew Gordon, le directeur général du Groupe Eldora dont le siège est à Rolle, No2 du marché suisse de la restauration des collectivités, est un homme à poigne. Au propre comme au figuré. Moins de neuf minutes après avoir reçu notre courriel résumant des accusations portées à son encontre par cinq de ses anciens cadres, il manifeste sa surprise par retour d’e-mail et nous appelle dans la foulée. Pas de réponse sibylline écrite par un avocat. Pas de réaction outrée de son service de communication. Et pourtant les allégations sont nombreuses et lourdes: «mobbing», «insultes», «management de la terreur» ou encore «licenciements à l’américaine». Elles font écho à la récente condamnation du groupe par le Tribunal des prud’hommes de La Côte pour licenciement abusif.

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