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Les jeux de rôle grandeur nature montrent les dents

En Suisse romande, le mouvement est plus vivace que jamais. Immersion dans un monde fascinant qui agite ce week-end les bois de St-Oyens

On l’a dit mort, mais le mouvement des jeux de rôle grandeur nature (GN) s’est rarement aussi bien porté en Suisse romande. La tenue du vaste scénario de Brumes, mis sur pied par l’association morgienne l'Hydre, résume à elle seule cet état de fait. Ils sont plus de 300 depuis vendredi et jusqu’à dimanche dans les bois de Saint-Oyens, au-dessus de Rolle, à poursuivre leur destin de troll, orque, magicien et autres gobelins ou pirates sur l’île de Lûn

Plus de 300, c’est le double de l’épisode précédent organisé en 2013. Autant d’étudiants, ouvriers, banquiers ou chercheurs heureux de changer de peau le temps d’un week-end en laissant leur imagination voguer sur des terres inconnues et hostiles tirées d’un imaginaire médiéval-fantastique. Les costumes constituent en premier lieu le sel de ces aventures à ciel ouvert. Et ceux de Brumes sont pour le moins bluffants. L’autre facteur qualitatif déterminant demeure le scénario. «Dans Brumes, le Dieu unique a disparu et quatre Gardiens font leur réapparition, explique Isabelle Lapôtre, membre du comité de l’Hydre. Durant quatre jours, les brumes qui sévissent sur l’île se lèvent et favorisent les mouvements des factions. Brumes constitue la 4e histoire dans le même monde de Lûn. Ce monde évolutif, ça fidélise les participants, qui veulent connaître la suite.»

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