Le «Journal de Morges» repris à 100% par son directeur

PresseUne année après avoir acquis la majorité du titre, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire a acquis la totalité du capital grâce au coup de pouce de la région.

Cédric Jotterand, rédacteur en chef, est désormais propriétaire à 100% du Journal de Morges.

Cédric Jotterand, rédacteur en chef, est désormais propriétaire à 100% du Journal de Morges. Image: Odile Meylan

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Cédric Jotterand, directeur-rédacteur en chef, est désormais propriétaire à 100% du Journal de Morges. Et cela une année seulement après avoir pu acquérir, grâce au soutien financier d’entreprises et d’amis, la majorité du capital de l’hebdomadaire local détenu jusque-là par Tamedia. L’éditeur zurichois ayant annoncé son intention de vendre ce titre dès 2014, une forte mobilisation était née dans le district de Morges pour sauver cette feuille locale fondée il y a plus de 120 ans. Son rédacteur en chef, en place depuis 2007, avait pu acquérir la majorité des actions et des droits de vote en octobre 2016. L’accord avec Tamedia, qui conservait 49% du capital, donnait à Cédric Jotterand un délai de cinq ans pour devenir propriétaire du titre à 100%.

Or ce délai a pu être anticipé grâce au fort soutien de la région, des lecteurs (6000 abonnés) et des annonceurs locaux. «Et nous avons enfin pu activer pour cette fin d’année le prêt sans intérêt de 150 000 francs octroyé par la Ville de Morges», se félicite le rédacteur en chef.

La Municipalité avait été la première, en juillet 2016, à marquer sa volonté d’offrir une aide au démarrage en proposant un prêt sans intérêt de 100 000 francs et un don de 50 000 francs, à condition que les communes du district mettent la même somme. Ces dernières ont fait bien mieux puisqu’elles ont doublé ce montant. À Morges, en revanche, ce soutien financier a suscité un débat politique, le Conseil communal optant finalement pour un prêt sans intérêt de 150 000 francs visant à soutenir le rachat du titre, mais pas son fonctionnement.

«On devra rembourser, mais je suis très serein car on a des signaux favorables pour maintenir notre lectorat ces trois prochaines années», conclut Cédric Jotterand qui, outre un mandat de partenariat avec 24 heures, compte sur la réalisation de revues et suppléments pour compenser une éventuelle baisse de la publicité. De quoi mettre les bouchées doubles avec son équipe de dix collaborateurs et de vingt correspondants. (24 heures)

Créé: 22.12.2017, 06h53

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