La Métairie s’explique sur son opposition au giron

RecoursLa clinique psychiatrique veut protéger ses patients du bruit et des libations des jeunesses du district de Nyon.

La clinique La Métairie craint le voisinage bruyant et l'attraction néfaste du giron des jeunesses pour ses patients.

La clinique La Métairie craint le voisinage bruyant et l'attraction néfaste du giron des jeunesses pour ses patients. Image: Philippe Maeder

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Nous ne sommes pas des voisins lambda. Notre réponse est de protéger l’institution face à la trop grande proximité de cet événement, pour lequel nous avons été avertis trop tard», résume Catherine Colin, directrice générale de La Métairie, à Nyon.

Elle justifie ainsi le recours qu’elle a déposé le 22 février dernier à la Cour de droit administratif et public contre le giron des Jeunesses du district, qui doit se tenir sur une parcelle proche de la clinique du 26 au 30 juin prochain (24 heures du 7 mars). Elle a agi au nom des deux établissements qu’elle dirige, soit La Métairie, clinique psychiatrique, et la Clinique Bois-Bougy, vouée aux soins de réadaptation et à la gériatrie, qui totalisent ensemble 170 lits.

Elle conteste ainsi l’autorisation délivrée par la Commune de Nyon, l’automne dernier, de tenir cette fête sur un terrain mis à disposition par les propriétaires du domaine de Bois-Bougy. «Je n’ai appris la tenue de ce giron qu’au début du mois de décembre. J’ai immédiatement contacté le syndic, Daniel Rossellat, qui m’a renvoyée au Service des sports et manifestations de la Ville. L’autorisation communale était délivrée et j’ai trouvé peu élégant de ne pas avoir été avertie avant, alors que ce giron est en préparation depuis une année!» Ce n’est effectivement que le 21 janvier qu’une séance a eu lieu entre la clinique, les organisateurs du giron et deux représentants de la Commune.

«Il est vrai que nous avons un peu tardé à contacter les voisins, car nous devions rattraper les retards pris dans les démarches auprès des fournisseurs. Les jeunes de Nyon qui ont repris l’organisation de ce giron étaient un peu dépassés par la complexité du dossier», explique Stéphane Delley, qui a repris la présidence du comité d’organisation seulement en août dernier. Reste que lors de cette séance, la clinique n’a rien voulu entendre. «J’ai averti que si ce giron devait se faire à côté de La Métairie, nous ferions recours. Nous avons proposé qu’ils cherchent un autre terrain, mais n’avons eu aucune nouvelle», explique Catherine Colin. Lundi dernier, elle a appris que l’agriculteur avait proposé d’autres terrains, plus éloignés, pour tenir ce giron. «Si on nous en avait parlé au début, nous aurions pu former un groupe de travail et trouver une solution», estime-t-elle.

Or ces parcelles, situées au nord-ouest de la ferme de Bois-Bougy, sont en pente et non équipées. L’ancien président de la Jeunesse, qui avait signé cet accord il y a une année, ne savait pas qu’il faudrait débourser des dizaines de milliers de francs pour y mettre eau, électricité et évacuation des eaux usées. La Commune ayant refusé l’utilisation d’une parcelle située le long des voies CFF, restait donc celle, équipée, où se déroulera le giron. «Nous avons les autorisations, ce serait donc à La Métairie de payer l’équipement d’un déplacement vers une parcelle non équipée, estime Stéphane Delley. (24 heures)

Créé: 15.03.2019, 07h30

Articles en relation

Une clinique craint les saouleries du giron de Nyon

Jeunesses Bloquée par un recours au Tribunal cantonal, la réunion des jeunesses du district de Nyon, prévue à la fin juin, est fortement menacée. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.