Un millier de jeunes se mesurent tambour battant

TraditionLe concours des batteurs, organisé cette année par la Jeunesse de Reverolle-Chaniaz, est toujours plus couru.

La jeunesse de Reverolle-Chaniaz a travaillé dur pour monter la place de fête du concours de tambours 2018.

La jeunesse de Reverolle-Chaniaz a travaillé dur pour monter la place de fête du concours de tambours 2018. Image: Sébastien Bovy

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C’est une coutume qui fait grand bruit au pied du Jura. Après les festivités et le passage de la nouvelle année, tous les percussionnistes du coin se réunissent pour un événement à ne pas manquer: le concours de tambours. «Il se déroule à chaque fois quelques jours après Nouvel-An, explique Yves Schopfer, coprésident du comité d’organisation de l’édition 2018. Les sociétés sont jugées lors d’un cortège et sur scène. Les anciens participent aussi. C’est toujours une bonne occasion de se retrouver.»

Créée en 1980 à Croy, cette manifestation ne cesse de prendre de l’ampleur. Lors de l’édition de l’année 2000 à Saubraz, 23 sociétés s’étaient inscrites, ce qui représentait environ 400 percussionnistes. En 2018, la Jeunesse de Reverolle-Chaniaz attend du 10 au 13 janvier près de 1000 musiciens, provenant de quelque 60 sociétés. «La fête promet d’être belle. Nous sommes très fiers de l’organiser», assure l’autre coprésident Roan Fiechter.

La mise sur pied de l’événement n’a cependant pas été de tout repos. «On est tributaire du temps de A à Z, concède Yves Schopfer. Nous avons eu de la chance avec le bel été indien, mais ces dernières semaines, la pluie et la neige nous ont un peu compliqué la tâche au niveau des constructions. Il est d’ailleurs nécessaire de penser à des décorations extérieures qui ne souffrent pas du froid ou de l’humidité. De plus, il faut gérer la période des Fêtes et anticiper la commande du matériel. C’est un très bon exercice pour les jeunes qui se lancent dans cette aventure.»

Une aventure dont le point d’orgue aura lieu dans quelques jours. Même si les villages de la région morgienne et du pied du Jura ont déjà pu vibrer au son des tambours. Chaque année, entre le 28 et le 31 décembre, les habitants sortent de la torpeur du froid à coups de baguette, sinon magiques du moins bruyantes. Celles des Sociétés de jeunesses qui annoncent la nouvelle année à l’aide de leurs instruments.

L’origine de cette tradition est difficile à dater, mais remonte vraisemblablement à plus de 100 ans. «On utilisait ces percussions pour chasser les démons, explique Didier Laurent, ancien président des tambours morgiens et actif avec «les anciens» d’Étoy. Petit à petit, cela est devenu une coutume dans les villages. Aujourd’hui, c’est dans les gênes. Les jeunes passent de porte en porte au rythme des percussions. Un Nouvel-An sans tambours ne serait pas vraiment un Nouvel-An.» (24 heures)

Créé: 05.01.2018, 07h54

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