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Ils se mobilisent pour sauver leur gare

La Municipalité rejette le projet de transformation de la place alors qu’une pétition veut sauver le bâtiment condamné.

Le bâtiment de la gare est appelé à disparaître.
Le bâtiment de la gare est appelé à disparaître.
Sébastien Bovy

C’est une mise à l’enquête qui aurait presque pu passer tout droit en fin d’année dernière. Le sujet? La mise en conformité avec la loi fédérale sur l’égalité pour les handicapés (LHand) de la gare de Pampigny. Si l’on s’arrêtait là, il n’y aurait sans doute rien à redire sur le projet des Transports de la région Morges-Bière-Cossonay (MBC).

Mais un élément important est à l’origine des tensions: la disparition de la gare actuelle, qui n’est pas du goût de certains citoyens comme José Corthésy, ancien syndic à l’origine d’une pétition qui a réuni 88 signatures pour s’y opposer. «L’intitulé est trompeur car il faut obligatoirement consulter le dossier pour constater qu’il ne s’agit pas que de la mise en conformité de la loi mais que la démolition est aussi prévue.»

Une pilule que les autorités de Pampigny ont également de la peine à avaler. «En août 2018, les MBC nous ont présenté une ébauche du projet. Consciente de l’importance du développement de la gare, la Municipalité a aussitôt initié via sa commission mobilité un processus participatif auprès de la population.» Et de rappeler que plusieurs événements ont été organisés dans ce but.

Demande de crédit

Vu les nombreux retours, une demande de crédit a alors été soumise au Conseil communal pour mener une étude sur le réaménagement de la place. Soutenu dans sa démarche, l’Exécutif a même mandaté un bureau spécialisé dans la mobilité dont les conclusions sont attendues en février.

Dès lors, les édiles regrettent «que le processus participatif ait été bafoué par une mise à l’enquête hâtive» qui ne considère que l’angle ferroviaire. Ils notent également que l’abri proposé n’est pas adapté aux conditions climatiques de la région (neige et vent). «En faisant opposition, nous requérons que ce projet soit conforme aux besoins de la population», conclut la Municipalité tout en demandant une séance de conciliation pilotée par l’Office fédéral des transports.

«Le plus beau projet possible»

Du côté des MBC, on joue la carte de l’apaisement. «Dans ce genre de procédure, il est normal d’avoir des oppositions. Et je peux comprendre la nostalgie de certains de voir ce bâtiment disparaître, reconnaît François Gatabin, directeur de la compagnie. Mais la gare actuelle est vétuste et n’a plus d’utilité. Notre objectif est de réaliser le plus beau projet possible pour les usagers.»

Quant au fait que la Commune se soit elle-même opposée au projet, le directeur n’y voit pas une source de conflit. «Je crois que c’est la temporalité de notre démarche qui a surtout dérangé la Municipalité. Mais nous avons toujours communiqué de manière transparente. D’ailleurs, une rencontre est prévue ces prochains jours. Les aménagements à l’étude actuellement vont au-delà de ce que l’on veut faire. Le dialogue est donc ouvert.»

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