A Morges, la droite souhaite poursuivre le rééquilibrage des forces politiques

Elections communalesLe camp bourgeois veut gagner du terrain à l’Exécutif pour être en adéquation avec les forces au Conseil communal.

Aux prochaines élections, la droite morgienne souhaite gagner un peu de terrain à la Municipalité.

Aux prochaines élections, la droite morgienne souhaite gagner un peu de terrain à la Municipalité. Image: Vanessa Cardoso - A

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Alors que les fédérales se sont achevées dimanche, les formations politiques mettent désormais le cap sur les communales. A Morges, si le PLR et les socialistes ont déjà dévoilé leurs candidats, les autres partis esquissent encore leur stratégie en coulisses. Mais un objectif commun se dessine déjà du côté de la droite: ramener un meilleur équilibre à la Municipalité pour être en adéquation avec les forces du Conseil. Il faut dire qu’avec 50 élus à gauche et 50 à droite, les débats sont actuellement on ne peut plus polarisés et donnent parfois du fil à retordre à la Municipalité, à majorité de gauche.

Côté sortants, on sait déjà que le syndic Vincent Jaques (PS) ainsi que les municipaux Eric Züger (PS) et Jean-Jacques Aubert (PLR) souhaitent rempiler. Bien que ce ne soit pas encore officiel, la Verte Sylvie Podio a confirmé qu’elle tenterait de conserver son siège à la Municipalité. Tout comme l’Indépendant Daniel Buache (lire ci-contre). Pour leur part, Denis Pittet (PLR) et Yves Paccaud (PS) ne se représentent pas.

Le gros appétit des socialistes

A gauche de l’échiquier, les socialistes comptent retrouver leur fougue électorale. En 2006 et en 2011, leurs quatre candidats – tirés par les locomotives Eric Voruz et Nuria Gorrite – avaient été élus au premier tour, ne laissant que les miettes à la droite. S’appuyant sur cette formule magique, le parti à la rose présente quatre candidats tout en ayant un ambassadeur – Vincent Jaques – moins visible que ses prédécesseurs.

Le PS Morges espère ainsi récupérer le quatrième siège concédé au PLR il y a trois ans après le départ de Nuria Gorrite pour le Conseil d’Etat. «Avec trois municipaux et 38 conseillers communaux, nous restons la première force politique à Morges, tant à l’Exécutif qu’à l’organe délibérant, justifie Bastien Monney, président du PS Morges. Il est aujourd’hui de notre devoir de maintenir, voire de renforcer notre position.»

Les Verts en danger?

Côté stratégie, Verts et socialistes n’ont toujours pas déterminé s’ils se lançaient ensemble dans la course à la Municipalité. «Nous sommes encore en pourparlers, confirme le Vert Yvan Christinet, tout en soulignant que sa section présentera prochainement son programme pour les communales. Vu les résultats des Verts aux dernières élections fédérales, nous espérons maintenir nos positions à Morges (ndlr: une municipale et 12 conseillers)

Une alliance avec le PS serait un filet de sécurité supplémentaire pour la municipale sortante. Il y a quatre ans, cette dernière avait profité du succès socialiste en passant au premier tour avec ses quatre colistiers. Avant de déclencher une lutte fratricide en se présentant contre Vincent Jaques à la syndicature une année plus tard. «Aujourd’hui, tout cela est derrière et il y a une bonne ambiance au sein de la Municipalité», confie la principale intéressée, qui assure avoir retrouvé toute sa motivation pour se relancer l’an prochain.

Le PLR vise trois sièges

A droite, sans pour autant réclamer la majorité à tout prix, le but est de gagner du terrain en faisant barrage à une gauche indéboulonnable. Il faut dire que le PLR a déjà amorcé une première manœuvre en 2012 en réussissant à faire élire Jean-Jacques Aubert à l’Exécutif. «C’est un début de rééquilibrage qui a été réalisé, mais ce n’est pas suffisant, estime Pierre-Marc Burnand, vice-président du PLR Morges. En présentant trois candidats, nous estimons que c’est un choix raisonnable par rapport aux forces du Conseil et qu’il est représentatif de la population.»

Le retour de l’Entente?

Du côté de l’Entente Morgienne, la formation en perte de vitesse ces dernières années espère aussi reconquérir son siège perdu en 2011, lors de la non-réélection de Frédéric Jomini. Officiellement, elle dévoilera ses cartes jeudi en présentant vraisemblablement un seul candidat dans la course à la Municipalité. Eric Décosterd, président, estime aujourd’hui également que la gauche a les dents qui raient le parquet. «Notre objectif n’est pas de placer la droite dans une optique de pouvoir, mais nous réclamons un rééquilibrage qui aille dans la lignée du Conseil, souligne le responsable. A ce titre, je trouve que les socialistes font preuve d’une certaine arrogance en présentant quatre candidats.»

L’agitateur Meylan revient

Au centre toujours, le truculent François Meylan, fondateur de Morges Libre, tentera aussi d’amorcer un retour sur la scène politique communale. Sous l’étiquette de Morges Libre-Les Indépendants vaudois cette fois (ndlr: qui n’est pas affilié à Vaud Libre), il souhaite confirmer l’essai de la complémentaire il y a trois ans, lorsqu’il obtenait plus de 14% des voix au premier tour. «Notre premier objectif est de rentrer au Conseil communal, précise-t-il. Dimanche, je déciderai si je me lance ou non dans la course à la Municipalité. Si ce n’est pas moi, ce sera sûrement un autre candidat que nous présenterons.»

L’UDC retentera sa chance

Quant à l’UDC, la stratégie du parti pour les communales sera confirmée plus tard, lors d’une assemblée générale fin novembre. «Probablement que nous lancerons un candidat, précise toutefois Patricia da Rocha, présidente de l’UDC Morges. Comme tous les partis de droite, nous souhaitons aujourd’hui un peu de changement au sein de la Municipalité.» Présent sur la scène politique morgienne depuis deux législatures, le parti agrarien n’a pour l’instant jamais réussi à avoir un relais à la Municipalité. (24 heures)

Créé: 09.11.2015, 19h12

L'Indépendant Daniel Buache condamné à rempiler

Il y a quatre ans, Daniel Buache avait créé la surprise
en accédant à la Municipalité en n’étant affilié à aucun parti. Depuis des années, il caressait le rêve de devenir municipal. Ne se sentant pas assez soutenu par l’Entente Morgienne pour cet objectif, il avait même claqué la porte du parti en 2009 et avait continué à siéger au Conseil en tant qu’Indépendant. Avant de se présenter aux élections en 2011. Ne faisant jamais les choses à moitié, Daniel Buache avait ensuite lâché l’entreprise familiale en vendant ses deux boulangeries, quelques mois seulement après son élection. Avant de reprendre la gestion d’une fiduciaire à son compte.

Aujourd’hui, le municipal de la Police n’a pas réellement d’autre choix que de continuer son mandat, même si le principal intéressé assure avoir encore toute l’énergie pour rempiler. La formule apolitique semble bien lui convenir: «Comme en 2011, je me lancerai seul en février prochain. En tant qu’Indépendant, je n’ai pas à me positionner et j’agis pour le bien des Morgiens.» Au Conseil communal, il est toutefois dans le viseur de la droite pour ses votes «trop à gauche» au sein de la Municipalité. «Que l’on vise le siège d’un socialiste, d’un Vert ou celui de Daniel Buache, cela revient aujourd’hui au même», précise Pierre-Marc Burnand, vice-président du PLR Morges. Ce que la gauche reconnaît: «Il semble qu’il ait plutôt tendance à voter à gauche», précise Bastien Monney, président du Parti socialiste de Morges.

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