Morges Libre appartient à ceux qui se sont levés tôt

AppellationVaud Libre remporte son bras de fer face à une élue morgienne qui voulait lancer Morges Libre

Après le nom du parti, c'est peut-être le logo qui devra changer: les responsables de la galère La Liberté n'apprécient pas de voir leur bateau sur le logo de Patricia da Rocha

Après le nom du parti, c'est peut-être le logo qui devra changer: les responsables de la galère La Liberté n'apprécient pas de voir leur bateau sur le logo de Patricia da Rocha Image: DR

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Les responsables de Vaud Libre n’ont pas perdu de temps dans le litige qui les opposaient à Patricia da Rocha, conseillère communale morgienne UDC, qui projetait de lancer une formation politique appelée Morges Libre.

Le parti s’est rué à la poste, samedi matin, pour envoyer au Registre du commerce les statuts de sa future section locale, elle aussi baptisée Morges Libre. «Nous avons fait vite, mais Mme da Rocha ne nous a pas laissé le choix. Et si nous avons pu réagir aussi rapidement, c’est que tout était prêt depuis des mois. Nous travaillons au lancement de la section morgienne depuis juin», précise Christophe Privet, vice-président et porte-parole de Vaud Libre.

Morges Libérée
«Administrativement, nous avons mis les points sur les i», lance de son côté Emmanuel Gétaz, président de Vaud Libre, ravi que la future section morgienne puisse porter la même appellation que celle d’autres entités de la Fédération des mouvements indépendants, à l’image de Montreux Libre ou de Vevey Libre… «Cette histoire de «Libre» n’est pas une rigolade, mais un processus politique réfléchi, qui vise à représenter un centre libre. Nous avons suivi la même procédure pour la création de toutes nos sections locales, comme nous avions prévu de le faire à Morges. Si cette dame veut lancer son propre parti, qu’elle soit créative et qu’elle nous laisse nos codes!» poursuit le président.

La tactique visant à prendre l’élue morgienne de vitesse a donc été payante. Prenant acte de cette défaite et désireuse de jouer l’apaisement, Patricia da Rocha, qui n’a pas encore entrepris de démarche officielle, annonce de son côté l’abandon de l’appellation Morges Libre pour son groupement citoyen. «Ma formation s’appellera Morges Libérée», annonce la conseillère communale, dont c’est finalement la casquette UDC qui n’a pas du tout plu à la direction de Vaud Libre.

Ambitionnant d’être présent dans tous les districts du canton, ce dernier – allié du PDC au Grand Conseil – prône en effet une politique ancrée au centre, loin des positions du parti agrarien, que Patricia da Rocha n’a pas l’intention d’abandonner. Manque de chance, l’étiquette UDC n’est pas non plus du goût des responsables de la galère que Patricia da Rocha entend placer sur son logo.

Similarité, pas identité
Substitut à l’Office cantonal du Registre du commerce, Stéphane Guye découvre la bisbille qui a opposé l’élue morgienne à la direction de Vaud Libre. «Les règles quant à l’inscription d’une association au Registre du commerce sont plus ou moins celles qui s’appliquent à une entreprise individuelle. Même si les protections sont moindres que celles du droit privé, on ne pourrait autoriser deux entités qui porteraient le même nom et dont l’activité est identique au même endroit.»

Et quid d’une appellation légèrement différente, comme Morges Libérée? «Nous ne pouvons retenir une inscription s’il y a identité. Or, là, nous sommes dans la similarité. En conséquence, sans connaître les détails du dossier, je dirais que ce n’est pas la même chose. Les deux associations pourraient donc coexister.»


«La galère est apolitique»

Après la direction de Vaud Libre, Patricia da Rocha devra-t-elle également affronter les responsables de la galère La Liberté, à Morges? C’est du moins ce que laisse entendre Pierre Constantin, coprésident de l’Association lémanique galère La Liberté. Samedi, il découvrait le logo imaginé par Patricia da Rocha pour son nouveau parti. On y voit une mouette avec, en arrière-fond, une galère. «Nous ne connaissons pas cette dame et elle ne nous a pas consultés pour créer son logo. Pourtant, le lien est évident», poursuit Pierre Constantin, qui tient à mettre les choses au point. «La galère est apolitique! Elle n’a donc rien à voir avec ce parti, ni avec son message. Nous ne voudrions pas que des gens puissent faire l’amalgame.»

Pour mémoire, la galère La Liberté a été construite par des chômeurs en fin de droits avant d’être remise à l’eau, en 2002. «Si on faisait de la politique, on serait donc plus près des valeurs de gauche que de celles de l’UDC», glisse le responsable, qui n’exclut pas de donner une suite juridique à l’affaire. «C’est le style de la galère, mais rien n’indique qu’il s’agit de celle de Morges. De plus, c’est moi qui ai dessiné ce logo, ce n’est pas une photo de la galère La Liberté. Disons que c’est un bateau… qui ressemble», lâche Patricia da Rocha. (24 heures)

Créé: 15.10.2013, 07h20

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