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Morges veut sécuriser son approvisionnement en eau

La Commune pourrait prendre des parts dans la rénovation de la station de pompage de Saint-Sulpice.

Les sources du Morand à Montricher approvisionnent Morges en eau depuis plus de 100 ans.
Les sources du Morand à Montricher approvisionnent Morges en eau depuis plus de 100 ans.
Stéphane Romeu

«Afin de répondre à l’évolution de la consommation d’eau potable à l’horizon 2035, la Ville de Morges doit augmenter et diversifier son approvisionnement.» C’est le constat fait par la Municipalité en préambule du préavis qu’elle a soumis mercredi à son Conseil. Elle y demande un crédit de plus de 4 millions de francs pour participer au projet de rénovation de la station de traitement d’eau potable de Saint-Sulpice.

Si l’Exécutif morgien a décidé de prendre les devants, c’est qu’il est bien conscient que son approvisionnement actuel ne suffira pas à terme. Depuis 1910, ce sont les sources du Morand à Montricher qui alimentent la commune ainsi que les villages des alentours. Au total, cela représente un bassin de population de 20'000 personnes. Mais avec l’essor que connaît la région et les nombreux projets en cours de réalisation, ce chiffre devrait atteindre les 30'000 habitants en 2035.

«Malheureusement, l’exploitation de la nappe du Morand a un débit limité par des concessions fixées par l’État de Vaud et nous savons que cette limite ne pourra pas être augmentée», précise la Municipalité. Sans oublier que les changements climatiques – et notamment des périodes de sécheresse – peuvent avoir des conséquences inquiétantes sur le niveau de la nappe phréatique des sources du Morand. Financièrement intéressant

Pour assurer et diversifier son approvisionnement, la Commune s’est donc approchée des responsables du Service de l’eau de Lausanne, qui s’apprête à rénover intégralement son usine de traitement à Saint-Sulpice, alimentée par le lac. «La possibilité de prendre une participation dans ce projet se présente à nous comme une solution technique simple à mettre en place et financièrement intéressante pour la Ville», explique l’Exécutif morgien. Ces discussions ont permis d’aboutir à un accord. Le volume d’eau qui serait prélevé correspondrait à 20% de la consommation de la commune, le solde étant toujours assuré par le Morand.

Comme Morges disposera de 5% de la capacité de production de l’usine de Saint-Sulpice, elle assumera le même pourcentage du financement de l’infrastructure, soit 4 millions de francs sur les 82 millions au total. Cet investissement n’aura malgré tout pas d’impact sur le prix de l’eau payé par le consommateur.

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