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Une Morgienne à Bruxelles: «Je suis secouée»

Avec ses camardes de classe, Célia Herzog est à Bruxelles. Elle a quitté le métro une station et 5 minutes avant l'explosion de Maelbeek.

C'est au petit-déjeuner que tout a commencé. «On a reçu l'alerte pour l'explosion à l'aéroport», raconte depuis Bruxelles Célia Herzog. Pas moyen de la joindre par téléphone ou réseau mobile: les lignes sont saturées. En sécurité dans l'hôtel qui l'abrite désormais, avec ses camarades de classe, c'est donc grâce au wifi que nous l'avons jointe. «On a quand même pris le métro, pour aller au musée (ndlr: à l'Académie royale des sciences naturelles). On est sortis à la station précédant celle de Maelbeek.» Là où, un peu plus de cinq minutes plus tard, un kamikaze sèmera le chaos. «Nous n'avons pas entendu l'explosion, nous étions déjà dans le musée», poursuit la gymnasienne. Encore «un peu secouée», après «avoir vraiment paniqué». Dès l'explosion du métro, toute la classe, depuis dimanche en camp d'étude dans la capitale, restera confinée dans le musée. «On y est restés cinq heures. C'était long...»

Ce mardi soir, un car viendra chercher tous les gymnasiens à leur hôtel pour les ramener à la maison. «On rentrera avec l'autre classe du gymnase qui était aussi à Bruxelles cette semaine.» Mercredi en fin de matinée, après une dizaine d'heures de route, tous seront accueillis par leurs parents. «C'est eux que j'ai appelé en premier. Je me réjouis de rentrer à la maison.» Célia Herzog y trouvera calme et un sommeil dont les événements du jour la priveront «sans doute» cette nuit. Quant à Bruxelles, la jeune étudiante y retournera. C'est sûr. «Mais pas tout de suite...»

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