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Le Musée du Léman devra vivre avec la concurrence

Alors qu’Aquatis ouvre samedi, l’institution est sereine. Elle se rappelle comment ses aquariums ont dopé sa fréquentation.

Les aquariums du Musée du Léman présente les poissons du lac depuis plus de trente ans.
Les aquariums du Musée du Léman présente les poissons du lac depuis plus de trente ans.
Patrick Martin

«Ne rien faire, c’est laisser mourir notre musée», prédisait en 2011 le syndic de Nyon, Daniel Rossellat, en évoquant l’avenir du Musée du Léman face à la concurrence annoncée d’Aquatis à Lausanne et de la Maison de la Rivière à Tolochenaz. Aujourd’hui, la concurrence n’est plus virtuelle. Le public découvrira l’attraction de la capitale cantonale samedi, deux après l’inauguration de l’établissement de la périphérie morgienne.

Le Musée du Léman n’est cependant pas aux soins intensifs. «L’ouverture de la Maison de la Rivière n’a eu aucun effet sur notre affluence (ndlr: 21 800 visiteurs en 2016), explique le conservateur, Lionel Gauthier. En ce qui concerne Aquatis, nous pensons être complémentaires. A Lausanne, il y en aura plein les yeux avec la présentation d’une faune exotique. Chez nous, il y a une approche muséale plus large centrée sur le lac Léman.» Pour se démarquer, le Musée du Léman continuera donc de miser sur sa force: son pôle de compétence reconnu internationalement pour ses connaissances sur les aspects scientifiques et culturels. Et sur ses riches collections qui ne se résument pas aux seuls poissons.

Reste que les aquariums nyonnais souffriront forcément de la comparaison avec l’immensité des équipements lausannois. Les 40 000 litres répartis dans trois bassins à Nyon font pâle figure face aux 2 millions de litres d’eau de la capitale vaudoise.

Des «géants» en 1985

Il y a pourtant un peu plus de trente ans, le Musée du Léman inaugurait ce qui était l’un des plus grands aquariums d’eau douce d’Europe. Ces équipements étaient même qualifiés de «géants». «La mise en exploitation de ces bassins constitue une expérience unique et un atout touristique supplémentaire pour Nyon», soulignait le correspondant local de 24 heures dans l’édition du 19 avril 1985. Inaugurés en juin de la même année, les aquariums avaient joué un rôle moteur dans le développement du musée. Son affluence était passée de 9000 à 24 000 visiteurs par année.

Projet d’extension

«Les aquariums restent toujours une attraction, note Lionel Gauthier. Lorsque nous avions fêté leur 30e anniversaire, nous en avions disposé dans plusieurs salles du musée pendant le mois d’octobre, qui a été le meilleur mois en termes d’affluence de notre histoire.»

Si l’institution nyonnaise est aujourd’hui sereine face à une concurrence qui se durcit sur le thème de l’eau et des poissons, elle est aussi portée par son projet d’extension. «Si nous n’en avions pas, il faudrait s’en inquiéter», reconnaît le conservateur. L’inauguration du nouveau musée agrandi pourrait avoir lieu en 2021 dans le meilleur des cas. Les aquariums ne disparaîtront pas dans le déménagement. Ils augmenteront de taille puisqu’ils seront quatre fois plus grands.

Le planning du projet sera plus clair d’ici à Noël. En effet, la levée de l’opposition au plan de quartier, décidée par le Conseil communal, est en train d’être notifiée aux voisins qui en sont les auteurs. S’ils ne font pas recours, le projet architectural pourra être mis à l’enquête. «Les plans sont prêts», souligne Carinne Bertola, cheffe de projet. Le budget est estimé à 44,5 millions de francs. La recherche de fonds auprès des mécènes est encore en cours.

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