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Le Musée militaire surfe sur la vague fantastique

La nouvelle exposition fait le lien entre les films cultes et ses collections. Avec l’espoir d’attirer un public plus jeune au château.

Nicolas Baptiste a pioché dans les collections du musée en plus de différents prêts pour monter une exposition inédite
Nicolas Baptiste a pioché dans les collections du musée en plus de différents prêts pour monter une exposition inédite
Florian Cella

«Star Wars», «Game of Thrones» et bien entendu «Le seigneur des anneaux», autant de films qui cartonnent au box-office et qui s’articulent – en résumé – autour d’une lutte, d’une cape, d’une épée ou d’un sabre.

Conscient d’avoir une bonne partie de ces accessoires (souvent vénérés par les fans) dans ses vitrines et ses armoires, le château de Morges et ses musées a mandaté l’historien Nicolas Baptiste pour monter «Fantastique», une exposition inédite en Suisse romande qui met astucieusement en lien les objets vus sur grand et petit écran avec les modèles authentiques dont ils sont inspirés.

«Le château m’a littéralement ouvert ses portes pour m’offrir 400 mètres carrés et trois étages afin de faire entrer les visiteurs dans cette dimension», se réjouit le commissaire d’exposition dont on comprend rapidement qu’il est aussi et peut-être d’abord un passionné de la question. «La démarche muséale est de valoriser des pièces de nos collections qui ne se voient pas forcément dans leur contexte militaire traditionnel. Quand on se rend compte qu’elles sont à la base de films à grand succès ou de séries, qu’il y a un va-et-vient incessant entre réalité et monde imaginaire, cela permet de les considérer sous un nouveau jour.»

Même si la rigueur ne se montre pas toujours respectueuse de l’histoire, ce que montre aussi très bien l’exposition. «Des experts dissertent sans fin sur les anachronismes qu’il peut y avoir dans les films, mais c’est justement toute la part qu’il faut laisser à la fantaisie voulue par les accessoiristes. Que l’épée du capitaine Crochet n’ait rien à faire sur un tel bateau pirate n’est pas un problème pour moi, juste du rêve!» sourit Nicolas Baptiste.

Avec ce saut dans la fiction jusqu’en décembre, le château vise un but toutefois bien réel. «Nous voulons démystifier notre musée et nous espérons que cette exposition très ludique fera office de déclencheur auprès d’un public plus large et surtout plus jeune», explique la conservatrice, Adélaïde Zeyer, qui mise sur les animations préparées pour les écoles et les familles. Il faut bien admettre que l’atmosphère – souvent sombre – qui se dégage de cette exposition est bluffante, les vitrines réussissant l’exploit de parler aussi bien aux ados qu’aux plus anciens, cette génération qui a grandi avec les rôles de Harrison Ford notamment.

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