La nouvelle cheffe du Parc a pris son bâton de pèlerin

Saint-GeorgeEntrée en fonction le 14 mai, Nathalie Rizzotti est déjà partie à la rencontre des Exécutifs des 30 communes du Parc Jura vaudois

Nathalie Rizzotti a un diplôme en biologie et un master en Hautes Etudes Internationales. Elle a toujours mis le développement durable et le service public au centre de ses intérêts.

Nathalie Rizzotti a un diplôme en biologie et un master en Hautes Etudes Internationales. Elle a toujours mis le développement durable et le service public au centre de ses intérêts. Image: FLORIAN CELLA

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Quand on a travaillé à l’Office fédéral de l’environnement, puis aux Affaires étrangères, pourquoi choisir un poste aussi régional, avec son bureau à Saint-George? «J’avais envie de revenir dans le canton de Vaud et d’avoir un travail proche des gens, proche du terrain, répond la nouvelle directrice du Parc Jura vaudois (PJV). J’ai toujours été favorable aux activités qui réunissent divers acteurs de proximité. Les missions et les valeurs du Parc me parlent et j’aime le challenge qui consiste à développer un projet encore jeune en ayant une certaine force de proposition.»

Nathalie Rizzotti ne se laisse pas coller d’étiquette. Ce n’est pas parce qu’elle est biologiste de formation qu’elle ne s’intéresse qu’aux petites fleurs, aux grenouilles et aux bactéries. «Je ne suis pas très technique. J’ai plutôt un esprit programmatique. J’aime développer des stratégies qui se traduisent en projets. Et je ne suis surtout pas monothématique. J’aime créer des alliances, trouver des consensus. Par exemple, à l’étranger, j’ai aidé des petits producteurs à s’organiser en coopérative pour pouvoir renforcer leurs ressources économiques tout en respectant la nature.»

«J’aime dormir dehors»

De même, n’allez pas la considérer comme une citadine parce qu’elle habite Lausanne. «J’ai passé une grande partie de mon enfance à Villars-sur-Ollon, dans un chalet d’alpage sans eau courante. Chaque week-end, je pars en balade et j’adore dormir dehors. Je suis déjà venue souvent me promener dans le périmètre du Parc.» Et, pour montrer l’exemple, la Lausannoise vient travailler à Saint-George en transports publics. «C’est aussi rapide qu’en voiture», assure-t-elle.

Nathalie Rizzotti aborde sa nouvelle fonction en sachant très bien ce qu’elle peut amener au projet du PJV: le dialogue et la conciliation des intérêts, le management de l’organisation et une sensibilité politique pointue. «Je comprends bien l’articulation des rôles entre les trois niveaux, fédéral, cantonal et communal. Je peux amener un éclairage aux communes, pour leur faire voir qu’il n’y a pas des méchants d’un côté et des gentils de l’autre. Il y a une collaboration nécessaire à mettre en œuvre.»

Commerce de proximité

En plus de ses loisirs qui l’amènent à faire des randonnées dans la nature, Nathalie Rizzoti consacre du temps, en tant que bénévole, pour la coopérative agricole lausannoise contractuelle Le panier bio à 2 roues. «C’est une excellente manière de soutenir le commerce de proximité, auquel je suis très sensible. D’ailleurs 60% de nos produits proviennent du Parc», précise fièrement la nouvelle directrice. (24 heures)

Créé: 26.06.2018, 07h58

«J’aimerais qu’on soit fier d’habiter le Parc»

Quel est votre grand défi?

La priorité qui englobe tout le reste est de faire comprendre ce qu’est le parc, autant à l’interne qu’au-delà. Pour cela, nous allons revoir notre stratégie de communication.

Parce qu’on le considère encore comme une réserve?

En partie oui. Il faut expliquer les différences entre un parc national, périurbain et régional. Les mesures de protection ne sont pas les mêmes. Et s’il y en a, ce n’est pas lié au Parc Jura vaudois, mais au cadre législatif fédéral en la matière.

Le président du Parc lui-même dit qu’une des difficultés majeures est de réussir à convaincre les 30 communes du Parc sans les brusquer. Votre recette?

J’ai déjà rendu visite à une dizaine d’entre elles. Je suis confiante. Elles sont prêtes à être convaincues. Ce n’est pas à nous de leur dire quoi faire. Il n’y a donc aucune raison de les brusquer. Le Parc est là pour les soutenir avec des suggestions.

Le Parc existe-t-il dans le cœur des habitants?

Lors de la Fête des habitants à Vaulion, j’ai été très impressionnée par le pouvoir rassembleur du Parc. Il y a un vrai attachement de la population.

Votre vision idéale du Parc?

J’aimerais que les habitants et les communes s’approprient les objectifs du projet, et qu’il y ait une vraie fierté d’appartenir au Parc Jura vaudois. J’aimerais que le Parc joue ce rôle de catalyseur de synergies autour des deux missions de base des parcs régionaux, qui sont la préservation et la mise en valeur de la qualité de la nature et du paysage ainsi qu’un renforcement des activités économiques axées sur le développement durable.
Y.M.

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