Novartis sacrifie Nyon pour assurer sa pérennité

Revue de presseA Prangins et Nyon, où le site de production de Novartis sera fermé, c’est le choc. Mais pour le monde de l’économie, le plan de réduction du géant de la pharma est sensé. Publié le 26 octobre 2011

Novartis compte fermer son site nyonnais pour préserver ses intérêts futurs.

Novartis compte fermer son site nyonnais pour préserver ses intérêts futurs. Image: DR

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La décision de Novartis de biffer 2000 emplois, dont 1100 en Suisse fait la une de nombreux quotidiens. Sabrer dans les effectifs le jour même de l’annonce de bénéfices choque. Mais plusieurs journaux analysent cette décision comme étant logique.

«Je ne suis pas étonné, Novartis a réagi comme une entreprise compétitive. Pour les grandes sociétés, il est tout à fait normal de réduire certaines unités lorsqu’elles deviennent moins compétitives et déficitaires, déclare au Temps Janwillem Acket, économiste en chef de Julius Baer. Il en va de la logique même des entreprises.»

Pour Stéphane Gachet, éditorialiste de l’Agefi, c’est toute la branche pharma qui est en train de vivre un tournant stratégique. La fabrication de médicaments hors prescriptions médicales ou de préparations chimiques de base, telles que celles produites à Bâle est en sursis. Ces produits sont par nature susceptibles d’être fabriqués n’importe où. De fait, «Tout ce qui a permis la progression d’un groupe aussi puissant que Novartis est définitivement passé.» Aujourd’hui toute l’industrie pharma doit se préparer à être un acteur dans l’industrie des traitements personnalisés. «Les marges seront très élevées, mais les volumes seront faibles», prédit l’éditorialiste. «A terme, c’est clairement positif pour l’emploi qualifié en Suisse».

Le franc fort a joué un tout petit rôle dans cette décision, explique la St. Galler Tagblatt. C’est plutôt la pression sur les prix exercée par les pays fortement endettés par l’achat de médicaments qui pousse le géant de la pharma à délocaliser afin de réduire ses coûts.

Finanz und Wirtschaft va même jusqu’à titrer sur «un assez petit paquet de mesures d’économie.» Le magazine financier rappelle, en effet, que lorsque Roche avait lancé son programme d’augmentation de la productivité, c’est de 6% de ses effectifs qu’elle s’était séparée. Avec 2000 emplois sur 120’000, Novartis ne se sépare que de 1,7% de ses effectifs. Pour autant que ce ne soit pas qu’une première étape.

Créé: 19.12.2011, 09h54

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