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À Nyon, des couturières mobilisées pour la santé publique

Le directeur du festival Les Hivernales coordonne un groupe de bénévoles qui fabriquent des masques à domicile.

Marie Mretsuwan-Schenk fait partie des volontaires qui cousent des masques.
Marie Mretsuwan-Schenk fait partie des volontaires qui cousent des masques.
Olivier Vogelsang?

Les habitués du festival de musique Les Hivernales de Nyon se souviennent des jolis bonnets confectionnés par les Trico’leuses, ces dames d’un certain âge qui avaient amené leur soutien au festival avec leurs aiguilles à tricoter.

Dans le contexte actuel, le directeur des Hivernales Jay Reuter a eu l’idée de faire un copié-collé de ce projet en vue de fabriquer des masques de protection contre le Covid-19. Un message sur les réseaux sociaux a déjà permis de mobiliser une douzaine des couturières bénévoles qui se sont mises à l’ouvrage.

«Je joue un peu le rôle de chef d’orchestre, raconte Jay Reuter. J’ai pris des renseignements auprès des autorités sanitaires pour savoir quelles règles de bases respecter. Ainsi, j’ai pu proposer un modèle à toutes les couturières, et je leur ai demandé de suivre ces règles. Ce qui compte, c’est la qualité du tissu, les trois couches, et pas de couture verticale. Je sers aussi de magasinier. Je récupère des chutes de tissu, surtout des draps en coton, des feuilles de papier essuie-tout pour la couche du milieu, et j’ai trouvé des élastiques. Les premières couturières du projet ont reçu leur matériel samedi dernier. Faisons notre possible ici avant d’importer du matériel depuis la Chine.»

«Les dames qui fabriquent les masques sont très heureuses de s’occuper en se rendant utiles à la communauté»Jay Reuter, directeur du festival de musique Les Hivernales de Nyon

Maria Caputo, une habitante du chemin d’Eysins, très active au sein de la maison de quartier du Pré-de-l’Oie, à Nyon, a déjà découpé et cousu une quarantaine de masques.

«J’en ai d’abord fait pour la famille, pour mes filles et mes petits-enfants, puis pour les amis, et pour les éducatrices de la crèche où travaille une de mes filles. En une semaine, je peux en faire une trentaine. Mais je suis bloquée. Il me manque des élastiques. J’espère que Jay pourra m’en apporter. Je fais ça pour rendre service et faire plaisir aux gens.»

Simple geste du cœur

Les masques ne sont pas destinés à la vente et aucun local de distribution n’est prévu pour le moment. L’idée est de les fournir gratuitement, ou au prix coûtant, aux habitants qui en auraient besoin. Pour cela, Jay Reuter peut compter sur Christiane Piazzini, déléguée à l’Intégration à la Ville de Nyon, qui s’est rapidement intéressée au projet.

«Je me suis d’abord inscrite à titre individuel, pour donner un coup de main, car j’aime bien coudre. Mais avec l’aide de mes collègues, nous pourrions utiliser le réseau de contacts de la Ville auprès des habitants pour servir de relais dans la distribution. Ceci doit encore être discuté à l’interne.»

Jay Reuter précise que cette action n’a aucun but lucratif. «Il s’agit d’un geste qui vient du cœur chez chacune des personnes bénévoles, en toute simplicité. Et les dames qui fabriquent les masques sont très heureuses de s’occuper en se rendant utiles à la communauté, sans autre ambition particulière.»

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