Nyon se donne dix ans pour remodeler ses rives

UrbanismeLa priorité sera donnée à la création d’une interface entre le port et le Musée du Léman et à un nouveau débarcadère CGN.

Les projets visent notamment à créer un espace public cohérent entre le futur parvis du Musée du Léman (à g.), le quai du port et la place de Savoie (promontoire à l’extrémité du port) qui devrait recevoir le nouveau débarcadère de la CGN.

Les projets visent notamment à créer un espace public cohérent entre le futur parvis du Musée du Léman (à g.), le quai du port et la place de Savoie (promontoire à l’extrémité du port) qui devrait recevoir le nouveau débarcadère de la CGN. Image: Michel Perret

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Le réaménagement des rives du lac et du port de Nyon a usé les nerfs de nombreux urbanistes, architectes et politiques depuis quarante ans. Aujourd’hui, la Municipalité, qui a inscrit ce serpent de mer à son programme de législature, propose enfin une démarche de mise en œuvre. Après avoir mené des ateliers créatifs avec les représentants de différents milieux du lac et du tourisme, entre 2016 et 2017, elle demande aujourd’hui au Conseil communal un crédit de 845 000 francs pour lancer des mandats d’études parallèles. «Il s’agit plus d’une vision, évolutive, de l’ensemble des rives de Colovray à la Grande Jetée que d’un plan directeur plus contraignant», avertit Maurice Gay, municipal de l’Urbanisme, en rappelant que ces projets, dont le plus important sera le parking souterrain de Rive-Est, devraient se réaliser en trois étapes d’ici à 2027.

Le débarcadère déménage

Le secteur prioritaire sera celui qui englobe l’assainissement du port, l’extension du Musée du Léman et la refonte de la place de Savoie, car tous ces projets à venir ou en cours sont interdépendants. D’autant plus que l’option se dessine d’y déménager le débarcadère de la CGN, qui réclame depuis des années pour cette ligne chargée avec frontaliers et touristes un ponton plus grand pour y amarrer trois bateaux. L’idée est donc de reconstruire un débarcadère en face de la place de Savoie. Quant au port, il ne sera en principe pas agrandi. Son quai pourra être redessiné en lien avec le futur parvis du Musée du Léman et sa jetée côté Lausanne corrigée.

Entre route et quais

Le secteur des quais, séparé du vieux bourg de Rive par la route Suisse (RC1), devrait lui aussi être remodelé pour laisser plus d’espace aux promeneurs, cyclistes et transports publics. Souvent qualifié de plus moche du Léman, malgré son alignée de platanes, le quai des Alpes pourrait être élargi. «Les études permettront justement de voir s’il est possible d’empiéter, d’une manière ou d’une autre, sur le lac. Car on peut traiter les rives, comme récemment à Genève, en alternant des zones naturelles et construites», note Maurice Gay. La requalification de la RC1 étant un projet d’agglomération, sa planification ne peut être envisagée avant 2022-2025.

De Rive à la Grande Jetée

De la place de Rive (où arrivent actuellement les passagers de la CGN) à la Grande Jetée côté Lausanne, la Ville entend créer un nouvel espace public convivial, qui implique l’enterrement de l’actuel parking de Rive-Est. Ce dernier projet nécessitant encore de nombreux choix à faire, comme la capacité du parking ou le type de bains urbains à mettre en place, ce secteur sera traité après les deux autres. C’est aussi pourquoi la Ville a décidé de faire sur la Grande Jetée, dès cet été, des aménagements provisoires pour la bronzette, le jeu, le sport et l’apéro. Quant à l’aire de Colovray (piscine, centre sportif, UEFA et plage), il s’agira essentiellement d’y favoriser des accès publics au lac.

À pied de la plage à Colovray

Justement, la possibilité de créer un cheminement piétonnier sur la rive, entre la plage des Trois Jetées et la piscine de Colovray, se dessine. Dans le cadre d’une motion déposée par le Vert Pierre Wahlen, la Municipalité a demandé un avis de droit pour savoir si c’était juridiquement faisable d’exiger le passage à travers deux propriétés privées qui bloquent encore l’accès. Toute concession obtenue sur le domaine public cantonal des eaux impliquant une servitude de passage, l’avis de droit confirme qu’il existe déjà des servitudes sur l’une des parcelles, l’autre ne disposant que d’une autorisation à bien plaire pour un ponton. Celle-ci sera transformée en concession, à la demande de la Ville. «Cela nécessitera de nombreuses négociations avec les propriétaires, mais ce travail pourra être engagé dès 2020», estime le Maurice Gay. Pour finaliser le cheminement, il faudra encore construire un passage par-dessus la rivière du Boiron. (24 heures)

Créé: 17.04.2018, 08h17

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