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A Nyon, il y aura référendum sur l’ouverture des magasins

Les citoyens devront certainement se prononcer sur l’heure supplémentaire accordée le samedi.

La rue de la Gare, zone piétonne commerçante de la ville de Nyon.
La rue de la Gare, zone piétonne commerçante de la ville de Nyon.
Patrick Martin

Le 1er avril dernier, le Conseil communal de Nyon réservait une mauvaise surprise aux vendeurs et vendeuses. À une courte majorité, il acceptait une prolongation de l’ouverture des magasins de 18h à 19h le samedi, malgré l’opposition unanime du personnel de vente à cet élargissement des horaires. Contrairement à la convention collective signée en 2010 entre le syndicat Unia et la Société industrielle et commerciale de Nyon (SIC), les partenaires n’avaient cette fois trouvé aucun accord.

Les vendeuses, qui avaient choisi quelques jours après de lancer un référendum, ont officiellement déposé la demande lundi. La plupart ne voulant pas s’afficher en public, par crainte de rétorsions de leur employeur, c’est un comité référendaire formé de deux de leurs représentantes, Patricia Schlageter et Kerstin Johansson Baker, du secrétaire syndical d’Unia La Côte, Komla Kpogli, et de politiques qui sont montés au front. Parmi ces derniers, des socialistes, Alexandre Démétriadès, Chloé Besse, Aurélie Hegetschweiler et Sacha Vuadens, et des Verts, dont leur président, Pierre Wah­len, Pierre Patelli et l’ancien municipal popiste Claude Dupertuis.

«On espère commencer la collecte des signatures, près de 2000, dès le lundi 28 mai», explique Komla Kpogli. En rappelant que les vendeuses n’avaient pas été convaincues par les compensations proposées par la SIC ni sur le principe de prolonger l’horaire du samedi d’une heure, la clientèle étant très rare en fin de journée.

«Le premier élément à combattre par ce référendum, c’est que cette prolongation, destinée à donner aux commerces nyonnais les mêmes chances que leurs concurrents de la périphérie, a été décidée sans accord des partenaires sociaux», résume Pierre Wah­len. Le comité référendaire remarque que les trois quarts des petits magasins de Nyon ferment actuellement plus tôt que 18 h le samedi et qu’il y a d’autres mesures à prendre qu’un allongement des ouvertures pour dynamiser le commerce et animer la ville. Pour Marisa Benedetto, présidente de la SIC, il s’agit non pas d’imposer, mais de laisser la liberté à chacun d’ouvrir aussi longtemps que la concurrence.

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