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Nyon remet de l'ordre dans sa zone industrielle

La grande zone de Champ-Colin est squattée par des activités tertiaires alors que les artisans manquent de locaux.

La zone artisanale et industrielle de Champ-Colin retrouvera sa vocation à accueillir en priorité des sociétés du secteur secondaire.
La zone artisanale et industrielle de Champ-Colin retrouvera sa vocation à accueillir en priorité des sociétés du secteur secondaire.
Alain Rouèche/Archives

La zone de Champ-Colin est-elle encore à vocation industrielle et artisanale? La réponse n’est pas si évidente, même si le règlement de ce secteur réserve les surfaces aux activités secondaires depuis 1949. Avec le temps, des commerces de détail, une société de taxis, des fiduciaires ou encore des acteurs du monde informatique s’y sont installés. Avec pour effet une pression à la hausse des prix de location et une diminution des locaux à disposition d’un secteur secondaire qui en manque cruellement. La Municipalité promet aujour­d’hui de remettre de l’ordre dans cette zone stratégique pour l’économie locale et régionale. Un nouveau plan d’affectation est soumis pour cela au Conseil communal. Il précise ce qui est permis et ce qui ne l’est pas en dessinant l’avenir du site en périphérie de la ville.

Pour voir l'infographie en grand, cliquez ici.

Le premier enseignement est l’affectation prioritaire des espaces aux activités du secteur secondaire. Celles-ci sont caractérisées par la production, la transformation ou la réparation de matériaux et d’objets. Les sociétés du tertiaire ne seront toutefois pas délogées, mais ne pourront pas s’étendre non plus. «Nous souhaitons garder des surfaces pour les acteurs locaux qui n’auraient aucune chance d’en trouver sans cela», insiste le syndic Daniel Rossellat. D’autant qu’à l’avenir les perspectives économiques et démographiques laissent à penser que les besoins à long terme ne tariront pas. Le flou qui régnait ces dernières années sur l’affectation de Champ-Colin avait poussé certains propriétaires à thésauriser leur terrain. Ils espéraient que ceux-ci, originellement en zone agricole, deviennent constructibles, notamment pour des logements, avec à la clé une plus-value intéressante sur le prix de vente. Ces espoirs sont aujour­d’hui douchés.

De la place pour les loisirs

Une certaine mixité d’activités restera pourtant d’actualité dans le secteur. Si, en journée, les travailleurs des entreprises industrielles et artisanales seront la priorité absolue, des commerces pourront être exploités. À condition toutefois que ceux-ci soient directement en lien avec une activité du secteur secondaire et que la surface de vente soit inférieure à celle destinée à la production. La brasserie qui s’est installée à Champ-Colin et qui n’avait pas pu ouvrir un bar le pourrait donc à l’avenir.

Des activités de loisirs auront aussi leur place, dans un esprit de mixité maîtrisée. «Il existe beaucoup de places de stationnement à Champ-Colin, qui sont inutilisées en soirée et le week-end, explique Maurice Gay, municipal de l’Urbanisme. Il est imaginable d’accueillir des activités complémentaires à ces moments-là.» L’élu donne en exemple l’installation d’un mur de grimpe, qui avait été refusée il y a plusieurs mois. À noter qu’une zone a été sortie du plan d’affectation. Elle comprend la caserne des pompiers et la petite maison juste à côté. Cette dernière est vouée à la démolition pour permettre la construction du futur Hôtel de police, un projet indispensable si Police Nyon Région veut obtenir son accréditation

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