Le Nyon Saint-Cergue prêt à vivre une révolution

Transports publicsDe nouvelles rames, plus de confort, des gares mieux sécurisées, et une cadence au quart d’heure, tout ça en décembre 2015

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Après son sauvetage dans les années 80, le petit train rouge vivra une nouvelle révolution. D’abord annoncée pour 2013, puis repoussée à 2014, la cadence au quart d’heure interviendra en décembre 2015. «Nous avons déposé le plan d’investissement en octobre dernier. Il s’agit donc d’une projection réaliste», assure Richard Zaugg, directeur de la Compagnie du chemin de fer Nyon Saint-Cergue Morez (NStCM). Pour parvenir à relever ce défi horaire, la société ferroviaire devra acquérir de nouvelles rames, réaliser un point de croisement à Arzier, automatiser les aiguillages et déménager son dépôt de 1916.

Depuis 2004 – année où la gare enterrée de Nyon a été mise en fonction – le chemin de fer n’a plus connu d’évolution. Pendant ce temps, la fréquentation des voyageurs a augmenté de 58%. En 2010, le train a transporté 1,25 million de personnes. Et cette croissance va se poursuivre puisque le projet d’agglomération franco-valdo-genevois prévoit 4000 habitants et emplois supplémentaires le long de la ligne à l’horizon 2030.

Aux limites de capacité

«Le drame, c’est qu’on travaille sans filet, précise Richard Zaugg. On arrive aux limites de capacité aux heures de pointe et on ne dispose pas de matériel de remplacement en cas de panne. Il est donc temps de compléter et de moderniser les installations.

Heureusement, les feux sont au vert à tous les niveaux. On est entré dans une ère où l’on ne considère plus ce type de train comme un objet folklorique mais comme un outil faisant partie intégrante du système global des transports publics.»

L’acquisition de matériel roulant constituera le gros morceau puisque la commande prévoit quatre nouvelles rames en 2014 puis six autres en 2018, le tout pour 66 millions. «Nous financerons ces achats par des crédits bancaires mais on aura besoin d’une indemnité de l’Etat de Vaud pour nous aider à combler le manque à gagner pendant les années où il faudra amortir ces investissements», explique le directeur, confiant dans les autorités politiques.

De gros travaux d’infrastructures devront accompagner ces acquisitions. A commencer par la réalisation d’un point de croisement au-dessus d’Arzier (5 millions) afin de permettre une plus grande fréquence des trains entre Nyon et Genolier. Ce tronçon est concerné par le passage de la cadence toutes les 15?minutes pendant les heures de pointe (ce cadencement sera prolongé jusqu’à Saint-Cergue dans une deuxième phase, qui n’est pas encore programmée).

D’autres améliorations importantes sont prévues: la sécurisation des haltes et des gares, l’adaptation de la hauteur des quais, des aiguillages gérés par ordinateur, et un système d’annonces aux voyageurs digne de ce nom. Ces aménagements évalués à 43 millions de francs seront pris en charge par la Confédération et le canton.

Jusqu’aux Rousses

A noter encore que les autorités françaises ont approché la direction de la compagnie pour lui proposer de prolonger la ligne de La Cure jusqu’aux Rousses, soit sur une distance de trois kilomètres. «L’enjeu, côté français, est de taille, relève Richard Zaugg. Il s’agit de désenclaver une station touristique qui compte près de 20?000 lits.» Selon le directeur, les discussions sont bien avancées.


Un immense dépôt tout près de Paléo

Construit au nord de la ville de Nyon au début du XXe siècle, le dépôt atelier du chemin de fer Nyon Saint-Cergue Morez (NStCM) est aujourd’hui en plein centre urbain. Devenu obsolète et trop petit, il ne pourra plus remplir son rôle lorsque le NStCM aura acquis ses nouvelles rames. D’où le projet de réaliser un nouveau bâtiment quatre fois plus grand.

«Nous avons signé la promesse de vente d’un terrain privé de 20?000?m2 situé juste en dessus de Paléo, annonce le directeur de la Compagnie Richard Zaugg. Et la commune de Trélex nous a donné un préavis positif. Nous pensons l’inaugurer en 2015.» Pour pouvoir y parquer cinq rames, les ateliers de maintenance, les unités de lavage et tous les véhicules de service, il faut de la place, beaucoup de place. Le dépôt fera donc 80?mètres de long sur 50 de large. Presque un terrain de football. Direction et administration comptent aussi y avoir leurs bureaux.

Seul un point de vente restera au centre-ville. Est-ce que ce sera l’occasion d’y aménager un P+R et une nouvelle gare pour les pendulaires? «On ne l’exclut pas mais nous n’avons pas eu de demande des communes à ce sujet», répond le directeur.

Il précise qu’en revanche une nouvelle gare sera construite au Reposoir lorsque le quartier de la Petite-Prairie se développera. Au sujet du P+R, Elisabeth Ruey Ray déclare que les autorités hésitent encore entre deux emplacements, l’un près du futur dépôt du NStCM, et l’autre vers le Parc chevalin. (24 heures)

Créé: 09.03.2012, 23h05

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 6

Paru le 13 décembre.
(Image: Bénédicte) Plus...