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Offensive pour davantage de loyers doux à Nyon

Une coopérative veut construire 23 appartements sur une parcelle de la Ville. De quoi répondre à un besoin évident.

Le bâtiment prévu au Couchant accueillera 23 appartements et une salle polyvalente.
Le bâtiment prévu au Couchant accueillera 23 appartements et une salle polyvalente.
Bureau d'architectes Bunq/Coopérative Cité-Derrière

Les projets de construction à loyers abordables et modérés se succèdent à Nyon. Le chantier de l’écoquartier du Stand a démarré, alors que celui de la Suettaz attend le résultat du référendum. Ces deux exemples permettront d’apporter un peu d’air sur le marché des logements destinés aux locataires les plus vulnérables. Il reste toutefois encore de la place pour d’autres initiatives poursuivant ce même but. La Ville propose ainsi au Conseil communal la mise à disposition d’un terrain à une coopérative pour la création de 23 appartements supplémentaires à côté du site scolaire du Couchant.

Des espaces de liens sociaux

Un élégant bâtiment à redents dessiné par les architectes nyonnais de Bunq est prévu à la place d’un petit collège désaffecté. En plus des logements, une salle polyvalente de 160m2 sera aménagée au rez-de-chaussée pour les sociétés locales. «C’est un sujet vertueux, insiste le syndic, Daniel Rossellat. Il s’inscrit parfaitement dans notre politique du logement, il offre des espaces de liens sociaux et en plus il nous rapportera un peu d’argent.» La coopérative Cité-Derrière, qui a été choisie pour réaliser le projet, devra s’acquitter d’une location du terrain sous forme de droit de superficie à hauteur de 73'000 francs par année.

Avec ce nouveau projet, ainsi que ceux du quartier du Stand et éventuellement de la Suettaz, le nombre de logements reconnus d’utilité publique pourrait doubler. Ils représentent aujourd’hui 4,2% du parc immobilier nyonnais, qui est particulièrement sous pression (lire encadré). «Ces appartements sont importants pour la commune. Ils sont habités par une population très intégrée à la communauté, qui participe activement à l’animation de la ville au sein des sociétés locales et qui consomme dans nos commerces», note la municipale Stéphanie Schmutz.

Moins de pendularisme

Le syndic y voit un autre avantage encore, en agissant de manière positive sur l’engorgement des axes routiers et ferroviaires. Plus de logements d’utilité publique signifieraient une diminution du pendularisme. «Nous cherchons à améliorer l’adéquation entre les salaires et les logements en vigueur à Nyon. Nous constatons aujourd’hui qu’une part de la population doit aller travailler à Genève, où les salaires sont meilleurs, pour payer le loyer.» Sur les 16'000 emplois existants à Nyon, seuls 3000 sont occupés par des habitants y résidant.

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