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L'office de poste de la Grosse-Pierre à nouveau en sursis

Des discussions sont en cours entre la Municipalité et le géant jaune.

Sauvé il y a une dizaine d’années, l’office de poste de la Grosse-Pierre, à Morges, pourrait bien se voir remplacé par une agence postale. Le syndic de Morges confirme que des discussions sont en cours avec La Poste. «Nous nous sommes rencontrés à ce sujet récemment, explique Vincent Jaques. Mais nous avons convenu d’attendre la fin des discussions pour communiquer.»

«La desserte postale est en examen, mais aucune décision n’a été prise à ce stade, indique de son côté La Poste. Si un changement devait résulter des entretiens avec la Ville de Morges, La Poste en avertirait la population», précise Isabelle Mouron, responsable communication pour la Suisse romande.

«Cet office dessert une population de 4000 personnes environ, qui devront alors se rendre à Lonay ou à la poste centrale», regrette Eric Voruz, le plus connu des habitants du quartier. Ancien facteur, ancien syndic de Morges et conseiller national sortant qui se sera battu jusqu’au dernier jour pour la sauvegarde des bureaux de poste, il ne cache pas sa colère: «Ils veulent se débarrasser des postes. Le jour où l’agence ferme, ce n’est plus de leur ressort. Ce sont des licenciements camouflés.»

Déjà en sursis il y a quinze ans, l’office de la Grosse-Pierre avait pu être maintenu de justesse suite à la mobilisation de la Municipalité et des habitants. «Ils sont revenus à la charge, estime l’ancien syndic de Morges, et il n’y a plus aucun moyen de négocier. On prend acte et c’est La Poste qui décide.»

En 2001, l’office avait finalement pu être maintenu, notamment suite au dépôt d’une initiative lancée par ses soins. «La Poste avait renoncé à le fermer en disant que l’entreprise allait revoir les horaires», se rappelle l’élu socialiste.

Les habitants du quartier de Pré-Maudry desservis par l’office de la Grosse-Pierre devraient connaître son destin d’ici à la fin de l’année, selon Vincent Jaques. Le bureau, qui emploie actuellement deux collaborateurs, a été le théâtre de deux agressions violentes il y a quatre ans. Une employée avait notamment été attaquée au cours d’une tentative de braquage.

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