Passer au contenu principal

Le parc immobilier morgien a besoin d'un coup de jeune

Les bâtiments sont vieillissants. Leur assainissement est à l'étude, notamment pour améliorer l'efficacité énergétique.

La patinoire fera l'objet d'importants travaux prochainement.
La patinoire fera l'objet d'importants travaux prochainement.
Mickael Ammann

Le constat dévoilé par la Municipalité dans sa réponse à un postulat a le mérite d’être clair. «Le parc immobilier de la Ville de Morges se révèle vieillissant, les installations techniques souvent obsolètes.» L’assainissement de son patrimoine bâti sera un des importants chantiers à mener ces prochaines années.

Avec les 98 immeubles d’une valeur de plus de 250 millions de francs dont la Commune est propriétaire, il y a du pain sur la planche. «On a pu estimer l’âge moyen des biens à 27 ans, ce qui correspond à peu près aux normes à l’échelle cantonale», indique Yves-Marc André, responsable des bâtiments. «On s’est rendu compte que l’on entretenait plutôt normalement notre patrimoine, ajoute le municipal Philippe Deriaz. Mais également que si l’on ne faisait rien, cela allait rapidement se dégrader.»

«On s’est rendu compte que si l’on ne faisait rien, cela allait rapidement se dégrader»

En effet, l’entretien courant ne suffira bientôt plus à maintenir le parc immobilier à un niveau acceptable. «Nous disposons d’un montant annuel de 1,1 million de francs qui nous sert à effectuer en moyenne 615 adjudications, révèle Yves-Marc André. Cette masse financière nous sert cependant uniquement à couvrir les besoins urgents. Elle ne nous permet pas de maintenir l’ensemble à un âge moyen.»

Pas question, cependant, de se lancer tête baissée dans de coûteuses rénovations. «Nous souhaitons au préalable réaliser une analyse du parc immobilier dans sa totalité à l’aide d’un logiciel spécifique, explique Yves-Marc André. Une demande de crédit de 25'000 francs a été déposée au Conseil communal afin de valider cette acquisition et d’être ainsi capable de chiffrer précisément le prix de chaque intervention. Nous avons d’ailleurs déjà fait cet exercice pour quelques objets dans le cadre d’une étude succincte.»

Exemple concret

Concernant le bâtiment Beausobre III qui abrite les salles de gym ou le dojo, il a par exemple été conclu que 3,4 millions de francs seraient nécessaires pour une remise en état sommaire, alors qu’environ 3 millions supplémentaires devraient être investis pour un assainissement en profondeur. «L’option numéro un consiste en un simple coup de lifting, détaille Yves-Marc André. Tandis que la seconde option a pour objectif de réelles plus-values, notamment au niveau énergétique.»

L’efficacité énergétique fait justement partie des buts principaux poursuivis par la Ville avec ce projet de rajeunissement du patrimoine. À l’heure actuelle, seuls deux bâtiments sont chauffés sans avoir recours à des énergies fossiles: la toute nouvelle Capitainerie et le Centre de vie enfantine de la Gracieuse. La Municipalité estime à au moins 20% les économies potentielles en chaleur et en électricité après un assainissement complet de son parc immobilier.

Dinosaure énergivore

Dès qu’on parle de réduction de la consommation énergétique à Morges, la patinoire, «énergivore au possible», comme le rappelle Philippe Deriaz, vient inévitablement à l’esprit. «L’infrastructure fera bientôt l’objet d’un préavis ayant également pour objectif de résoudre les problèmes phoniques, sources de conflit avec le voisinage», révèle le membre de l’Exécutif.

Celle qu’on surnomme le dinosaure n’est d’ailleurs pas l’unique installation à être pointée du doigt pour ses trop grandes dépenses d’énergie. C’est aussi le cas de plusieurs bâtiments scolaires comme les collèges de Chanel et de la Gracieuse, où des travaux sont déjà dans les tuyaux.

Deux projets estimés aujour­d’hui à 15 millions de francs chacun, de quoi se rendre compte des montants nécessaires à la réalisation de rénovations majeures. Impossible toutefois, pour le moment, d’évaluer le nombre d’autres biens qui feront l’objet de tels investissements. «La Municipalité devra prioriser les actions à entreprendre en fonction de l’analyse qui va être effectuée», déclare Philippe Deriaz. Le feuilleton ne fait donc que commencer

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.