Quand le Parc Jura vaudois esquisse ses paysages de demain

AubonneQuatre communes ont été observées sous la loupe de citoyens et le crayon d’étudiants. Le résultat est à voir à l’Arboretum.

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Ce décor entre vignes et alpages, passant par champs, villages et forêts, vaut aujourd’hui au Jura vaudois un traitement fédéral pour le moins favorable. Mais convaincre Berne, c’est bien. Séduire les habitants, les riverains de ce théâtre en balcon sur le Léman, le Plateau et la vallée de Joux, est le challenge que veut relever aujourd’hui le Parc Jura vaudois (PJV). «Il est compliqué de fédérer une identité dans une zone si étendue, avoue Olivier Schär, directeur. Et pourtant, d’où qu’ils viennent, les gens sont attachés aux mêmes choses.»

Imaginer dans 20 ans

Pour en arriver à cette conclusion, l’organisme a organisé ces derniers mois des rencontres dans quatre communes riveraines, une par district. A Longirod, aux Charbonnières, à Saint-Livres et à Premier, une trentaine d’inscrits de tous horizons se sont ainsi réunis pour admirer la vue, et la projeter dans le futur. «Nous avons pour chaque commune défini un lieu précis, un cadre (au sens propre) était posé et les participants devaient se l’imaginer, dans vingt ans et avec cent habitants supplémentaires», détaille Chantal Stegmüller, en charge du projet pour le parc. Un illustrateur pour traduire

Trois groupes ont été constitués autour d’autant de thématiques (agriculture et alimentation, architecture et énergie, nature et bien-être). Chaque groupe était accompagné d’un étudiant de la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (Hepia), qui dessinait en direct les idées, remarques et visions développées sur le terrain.

«Nous sommes tous les architectes de nos paysages»

Ensuite tout le monde se réunissait autour de produits du terroir («car le paysage se déguste également ainsi», sourit Olivier Schär) pour partager les idées et juger leur impact. «Qu’il soit positif ou négatif, il était essentiel pour nous d’expliquer combien nous sommes tous – avec aussi les forestiers, les agriculteurs et les services communaux – les architectes de nos paysages», insiste le directeur du parc.

Une notion parfaitement comprise dans les groupes, qui ont intégré «le fait qu’un paysage est un territoire vivant» et n’a pas pour vocation d’être figé ou mis sous cloche. «Les participants se sont montrés farouchement attachés à bien des choses, note encore Chantal Stegmüller, mais de façon très subtile», en cherchant toujours une solution pour faire le lien entre la préservation et le développement.

Créé: 14.11.2015, 13h24

Exposition

«Les paysages de nos villages» Les travaux nés de l’opération sont exposés jusqu’au 29 novembre à l’Arboretum d’Aubonne.

Infos: www.parcjuravaudois.ch

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