Pari fou en 1968, la crèche a répondu à un besoin pour des milliers de familles

GlandLa petite Ruche créée en 1968 accueille aujourd’hui 450 enfants et compte 73 employés. Elle a grandi aussi fortement que la ville

Au moment du discours pour les 50 ans de La Ruche, la présidente de la Fondation Eva Rohrer était très émue.

Au moment du discours pour les 50 ans de La Ruche, la présidente de la Fondation Eva Rohrer était très émue. Image: LDD/LAURE SALLIN

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La Nyonnaise Marie-Françoise de Tassigny avait 21 ans lorsqu’elle a fondé le premier jardin d’enfants de Gland, en 1968. Cette jeune diplômée en éducation de la petite enfance était loin d’imaginer quel essor allait connaître ce lieu d’accueil. Les 50 ans de cette structure, qui compte 300 places réparties dans cinq lieux, ont été fêtés samedi dernier à Grand-Champ en présence de nombreuses familles et d’anciens usagers.

«Un pari un peu fou»

«C’était un pari un peu fou, se souvient Marie-Françoise de Tassigny. À cette époque, les crèches étaient encore rares. À Gland, les habitants ne croyaient pas aux bienfaits d’une prise en charge préscolaire.» Paradoxalement, La Ruche – comme l’avait baptisée sa fondatrice – était logée dans le premier grand immeuble populaire construit à la Cité-Ouest à Gland, mais les enfants venaient de familles aisées. «Je proposais un accompagnement bilingue. Il y avait surtout des internationaux, comme le fils de Jackie Stewart, qui avaient déjà intégré cette prise en charge dans leur mode de vie», précise la Nyonnaise.

En 50 ans, les Centres de vie enfantine La Ruche se sont adaptés aux besoins de la population. «Dès 1980, les heures d’ouverture ont été élargies pour les enfants dont les parents travaillent, raconte Eva Rohrer, l’actuelle présidente de la fondation qui chapeaute la structure. Dans cette ville qui n’a cessé de grandir, la demande a toujours été en augmentation. À part un creux en 2016, il y a des listes d’attente chaque année. Les femmes s’occupent de trouver une place avant de tomber enceinte.»

Une nouvelle organisation

Depuis 2015 pourtant, les espaces à disposition sont restés stables. Une nouvelle organisation a été mise en place, avec l’engagement d’un directeur général, Ramon Serra, responsable du secteur administratif, secondé par un directeur pédagogique, David Capelli. «On a beaucoup fait pour les familles. Il faut aussi s’occuper du bien-être du personnel qui accompli un travail formidable», déclare Eva Rohrer.

La présidente de la fondation ne cache pas que le nouveau cadre de référence UAPE lui procure des soucis. «Si les Communes obligent les structures à l’appliquer, avec moins de diplômés et plus d’auxiliaires, nous ne pourrons plus faire notre travail convenablement, clame-t-elle. On s’occupe de plus en plus d’intégration d’enfants différents, en difficulté. On ne peut assumer ces tâches qu’avec un encadrement professionnel. On ne peut pas décevoir les parents.» (24 heures)

Créé: 05.10.2018, 10h41

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