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Une plante réapparaît après 200 ans

La Maison de la Rivière a découvert au bord des rives morgiennes une algue très rare qui avait disparu du lac depuis le XIXe siècle.

Pascal Mulattieri

«A l’heure où les gens ont la sensation que chaque nouvelle en lien avec l’écologie est mauvaise, il est agréable de pouvoir en annoncer une bonne!» Le directeur de la Maison de la Rivière, Jean-François Rubin, était euphorique au moment de présenter la dernière trouvaille de sa Fondation.

Celle-ci menait une étude dans les zones peu profondes du Léman, entre les embouchures du Boiron et de la Venoge, lorsqu’elle a découvert la Tollypella glomerata. «Nous voulions savoir si les activités humaines étaient compatibles avec celles des végétaux», explique Jean-François Rubin. C’est en parcourant la faune aquatique morgienne qu’Aurélie Boissezon, collaboratrice scientifique HES, et le plongeur Pascal Mulattieri sont tombés sur la fameuse algue, qui avait disparu du Léman à la fin du XIXe siècle. «Nous avons sauté de joie au moment où nous avons réalisé ce que c’était, raconte la spécialiste en botanique. C’est une espèce très rare et en danger, il est donc très réjouissant d’en voir réapparaître dans le Léman.»

D’autant plus lorsque l’on sait que cette plante ne parvient à vivre que dans des eaux de bonne qualité. «C’est un signal très positif et un symbole important, observe Jean-François Rubin. Cela démontre que tous les efforts réalisés par les communes en matière d’épuration portent leurs fruits.»

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