Première manche gagnée contre le deal de rue à Nyon

SécuritéLa police tire un bilan très positif de sa lutte contre le trafic de drogue. Celui-ci a disparu, comme la mendicité.

L'action de la police a permis de déloger les dealers qui étaient nombreux à l'époque sur la promenade d'Italie.

L'action de la police a permis de déloger les dealers qui étaient nombreux à l'époque sur la promenade d'Italie. Image: Christian Brun-A

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Avant de lancer son opération contre le deal de rue, en mars 2013, la situation était devenue critique. La population nyonnaise était largement indisposée par la présence visible des vendeurs qui s’étaient approprié certains lieux de la vieille ville, l’esplanade des Marronniers en particulier. Face à la perte de confiance de leurs administrés, les autorités avaient réagi avec force. Deux ans plus tard, elles présentent un bilan très positif de leurs actions. «La situation est revenue à la normale. Le problème de la drogue n’a pas été éradiqué, mais le deal de rue a pratiquement disparu», se félicite Elisabeth Ruey-Ray, présidente du comité directeur de la Police Région Nyon.

Pour y parvenir, les agents ont marqué une présence presque permanente sur la place des Marronniers et ont augmenté les patrouilles aux descentes de bus et de trains. Histoire d’accroître sensiblement la pression sur les dealers. Ce qui a aussi été facilité par le Canton, qui a lancé simultanément une opération dans le même but.

«Notre premier travail a été d’éparpiller les trafiquants pour qu’il n’y ait plus un lieu central de la vente de drogue à Nyon, un lieu où le consommateur trouve facilement ce qu’il cherche», explique le commandant Olivier Rochat. Les agents ont ainsi systématiquement effectué des fouilles complètes des dealers arrêtés. En leur absence, la brigade canine du Canton puis celle de la Ville ont pu mettre la main sur la marchandise cachée dans les fourrés.

En 2013, 1118 contrôles d’identité ont ainsi été effectués, débouchant sur 938 grammes saisis, essentiellement de la marijuana. En 2014, les trois premiers mois se sont inscrits dans la tendance de l’exercice précédent, avant de chuter. Au mois de juin, le deal de rue, sérieusement ébranlé, avait pratiquement disparu. En chiffres, ce sont tout de même 510 grammes saisis lors de seulement 212 contrôles; 67 trafiquants récidivistes ont été déférés à la justice en 2014, contre 13 en 2014. Au niveau des interdictions du territoire communal prononcées, il y en a eu 20 en 2013 et 3 en 2014.

L’action de la police a permis aussi d’identifier le profil du consommateur. Il s’agit d’un jeune entre 17 et 25 ans. Les trafiquants sont, quant à eux, exclusivement des requérants d’asile ou des personnes sans permis de séjour, originaires d’Afrique centrale ou du Maghreb. Si le deal est aujourd’hui de nouveau maîtrisé, il n’a pas complètement disparu. «Les trafiquants s’adaptent, souligne Olivier Rochat. Ils sont actifs dans d’autres communes et effectuent des livraisons à domicile.»

Les mendiants sont partis Une autre population avait été la cause d’inquiétudes ces derniers mois, celle des mendiants. Là aussi, la situation a beaucoup évolué depuis que le Conseil communal a interdit toutes les sortes de mendicité en avril de l’an dernier. Le règlement de police modifié pour permettre d’amender les contrevenants est entré en vigueur le 15 octobre. Après une période transitoire pendant laquelle les agents ont informé les quelques Slovaques et Roumains qui faisaient la manche, ceux-ci ont quitté la ville. «Habituellement, ils retournent chez eux à Noël et reviennent juste après, note Olivier Rochat. L’hiver est une période propice pour eux car la population est plus généreuse. Mais ils n’ont pas réapparu cette année.» (24 heures)

Créé: 18.02.2015, 18h14

Le commandant Olivier Rochat et la présidente du comité directeur de la Police Région Nyon, Elisabeth Ruey-Ray. (Image: Vanessa Cardoso)

Sentiment de sécurité

Est-ce un hasard du calendrier? Le Parti libéral-radical (PLR) du district de Nyon a présenté hier soir les résultats d’un sondage sur la sécurité dans la région, lors d’un forum réunissant des élus et des représentants de la police. S’il est possible d’émettre quelques doutes sur la qualité scientifique du sondage, il donne tout de même une image intéressante de cette problématique. On y apprend, par exemple, que le sentiment de sécurité obtient une note de 4,44 (sur 6) en ville de Nyon, contre 4,8 à Gland.
Les sondés estiment à 54,4% que la police est suffisamment présente au quotidien à Nyon. Les résultats du questionnaire serviront d’outil de campagne aux troupes PLR pour les communales de 2016.

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