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Le Prix du patrimoine naval lémanique fête ses 10 ans

Deux canots propulsés à l’aviron remportent le Prix 2019 de la Fondation Bolle, qui valorise la restauration de navires historiques.

Alessandro Capponi a remporté le Prix de la Fondation Bolle avec son canot-yole «Babyole» (1937), aux côtés d’un autre Genevois avec une embarcation également propulsée à l’aviron.
Alessandro Capponi a remporté le Prix de la Fondation Bolle avec son canot-yole «Babyole» (1937), aux côtés d’un autre Genevois avec une embarcation également propulsée à l’aviron.
DR

Pour un bateau, une décennie ne représente pas une longévité exceptionnelle. Mais pour la Fondation Bolle, les 10 ans atteints par le Prix du patrimoine naval sur le Léman (PPNL) revêtent une importance symbolique particulière.

Décernée tous les deux ans à des restaurations exemplaires de bateaux de patrimoine naviguant sur le Léman, la récompense a connu mardi sa sixième cérémonie dans un bâtiment de la rue Louis-de-Savoie avec la vue – évidemment – sur le Vieux-Port de Morges. Cette année, ce sont deux Genevois, Alessandro Capponi et Francis Fleury, qui ont remporté la mise (6000 fr. chacun), tous deux pour leurs «petites» embarcations propulsées à l’aviron. L’un avec son canot-yole Babyole (1937) et l’autre avec sa péniche Petite-Amie (1901).

«La Fondation Bolle est très fière de présenter son sixième prix. Nous menons un certain nombre d’actions en faveur du patrimoine lémanique et le prix en fait partie», a introduit son président, Yves Rattaz. Si la Fondation Bolle est devenue une institution assez reconnue dans le domaine, on le doit notamment au jury du PPNL.» Il est difficile de parler du prix sans évoquer le quintet et «son dévouement sans limites à cette très noble cause», toujours selon les termes d’Yves Rattaz, qui en est membre. Constitué également du constructeur naval Jean-Philippe Mayerat, de l’architecte Laurent Chenu, de l’ancien journaliste nautique Pierre Meyer et de la cheffe de projet pour l’extension du Musée du Léman, Carinne Bertola, le jury met en lumière une restauration remarquable ou une reconstruction fidèle d’un bateau à valeur patrimoniale, mais pas seulement. «Nous souhaitons soutenir les propriétaires qui assurent l’entretien durable et exemplaire de leurs bateaux ainsi que valoriser le travail des chantiers navals qui veillent à la tradition et au maintien du savoir-faire lémanique face aux évolutions constructives», défend Laurent Chenu, président du jury.

Et avec plus de 40 dossiers présentés en dix ans, dont neuf lors de cette édition, on tient la preuve que le Léman déborde d’objets précieux. «La diversité et la quantité des candidats montrent l’extraordinaire richesse du patrimoine naval sur ce plan d’eau unique», soutient Laurent Chenu.

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