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Le prof de gym rêvait d’un cirque «où tout est permis»

Coquino souffle ses 20 bougies. Frédéric Klink, revient sur la naissance de son «bébé» qui a touché des centaines de jeunes.

Pour Frédéric Klink, fondateur de Coquino, «le cirque, c’est un mouvement qui doit tendre vers une légèreté».
Pour Frédéric Klink, fondateur de Coquino, «le cirque, c’est un mouvement qui doit tendre vers une légèreté».
PATRICK MARTIN

Nous sommes en 1998. Frédéric Klink, alors professeur d’éducation physique à Crissier, décide de créer une école de cirque en sport facultatif. «J’avais envie d’apporter un plus artistique au mouvement, un côté créatif dans lequel tout est permis, explique-t-il. Et le cirque apporte cette part de rêve.»

Le succès est rapidement au rendez-vous pour l’école, baptisée Coquino. «En 2002, j’ai rejoint Morges. Dès le début, j’ai senti un véritable engouement et j’ai tout de suite eu 80 enfants qui participaient aux cours. Il faut dire qu’il n’y avait que peu de possibilités de faire du cirque à l’époque.»

Face à une demande en constante croissance, Frédéric Klink décide même d’arrêter d’enseigner en 2008 pour se consacrer pleinement à son activité. «Aujourd’hui, je suis entouré d’une vingtaine de personnes pour encadrer quelque 300 jeunes au Cirque Coquino. Nous avons atteint nos limites et nous avons même une liste d’attente chez les plus petits.»

«Nous vivons dans une société qui nous plombe. Le cirque est un bon moyen d’en sortir»

En parallèle, le fondateur du cirque bourlingue dans les écoles, au gré de mandats qui lui sont confiés. «Avec cette présence auprès des jeunes, je n’ai jamais eu besoin de faire de la publicité. De nombreux écoliers, en testant cette activité dans le cadre scolaire, décident de rejoindre Coquino. Il faut dire que je touche plus de 1000 jeunes par année, en y ajoutant les stages d’été ou l’option cirque qui est proposée aux gymnasiens.» À travers sa passion, Frédéric Klink a toujours eu une seule idée en tête: faire ressortir de chacun sa propre personnalité et l’exprimer. «Le cirque, c’est un mouvement qui doit tendre vers une légèreté. Nous vivons dans une société qui nous plombe et dans laquelle la gravité est pesante. C’est donc un bon moyen d’en sortir.»

Et former de futurs artistes professionnels? Ce n’est pas l’objectif premier de l’école pour son fondateur: «Nous visons avant tout le grand public. Mais nous avons une troupe de spectacle qui représente l’élite de Coquino. Ils sont une trentaine à transpirer un peu plus que les autres, avec trois entraînements par semaine. Si certains peuvent en faire leur métier, tant mieux!»

Et l’école a beau souffler ses 20 bougies, elle est loin de s’essouffler pour son directeur: «Le cirque a toujours été populaire, mais l’offre s’est largement renforcée. Aujourd’hui, il y a des écoles un peu partout dans le pays, qui ont chacune leurs colorations.»

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