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Marcher sur ce sentier peut vous coûter 5000 fr.

Certains sentiers qui traversent la réserve intégrale et scientifique du Bois de Chênes ont été condamnés provoquant la colère des habitués.

Des panneaux interdisant l'accès ont été posés à l'entrée de plusieurs sentiers menant à la réserve intégrale du Bois-de-Chênes, où la forêt est laissée libre d'évolution depuis des décennies.
Des panneaux interdisant l'accès ont été posés à l'entrée de plusieurs sentiers menant à la réserve intégrale du Bois-de-Chênes, où la forêt est laissée libre d'évolution depuis des décennies.
Christian Brun

On n’entre pas si facilement au paradis. Véritable havre de paix au milieu d’une région intensément urbanisée, le Bois de Chênes est l’endroit rêvé pour se ressourcer en toute sérénité, loin des soucis du monde. En son cœur, une zone semble hors du temps, puisque la réserve intégrale n’a subi aucune intervention humaine depuis des décennies. Pour assurer sa préservation, le Canton a décidé de réduire le nombre de sentiers qui le traversent. Depuis trois semaines, des panneaux interdisent l’entrée aux marcheurs qui étaient jusque-là tolérés à condition de ne pas sortir des chemins existants et de ne rien ramasser par terre, même pas un champignon. Un changement de pratique qui a autant surpris qu’énervé les habitués. «J’ai été violemment pris à partie comme municipal des Forêts de Genolier et comme président de la Fondation du Bois de Chênes», témoigne Georges Richard, qui est pourtant étranger à ces interdictions.

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