Réclamés depuis 2014, les bus de nuit se font attendre

District de NyonLa complexe recherche de financements retarde l’amélioration de l’offre en transports publics nocturnes dans la région nyonnaise.

Le financement de nouvelles lignes ou de nouvelles courses est difficile à obtenir

Le financement de nouvelles lignes ou de nouvelles courses est difficile à obtenir Image: archives ALAIN ROUECHE

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Les jeunes des villages et les adultes non motorisés devront encore ronger leur frein jusqu’en décembre 2019. Avant cette date, il n’y aura pas de courses supplémentaires pour ramener ces gens chez eux tard la nuit. Suite aux interventions d’élus au Conseil régional du district de Nyon en 2014, puis au sondage de 2015 dans lequel 85% des personnes réclamaient une offre élargie des transports publics la nuit, ils étaient nombreux à espérer l’introduction de nouveaux bus nocturnes dans le nouvel horaire.

Responsable de la mobilité au comité directeur du Conseil régional - chargé de coordonner les transports publics -, Pierre Graber confirme que le besoin est avéré mais que le financement de nouvelles lignes ou de nouvelles courses est à la fois complexe et difficile à obtenir. «De 2016 à 2017, une étude a permis de définir une offre adaptée aux besoins. Puis en 2017, nous avons consulté toutes les communes. A part celles situées le long de la ligne du train Nyon-Saint-Cergue, satisfaites de l’offre, toutes les autres ont demandé des améliorations entre minuit et deux heures du matin. Nous avons donc élaboré un plan d’action pour aller chercher les financements nécessaires durant l’année 2018, avec l’objectif de mises en services de nouveaux bus en décembre 2019.»

Critères à remplir

Les demandes de financement sont transmises au Canton, qui examine si elles remplissent les critères exigés par le Trafic Régional Voyageur (TRV), nom du mécanisme de financement du déficit des transports publics suisses (50% Confédération, et 50% Etat de Vaud, qui refacture une part aux communes). Il faut que la ligne atteigne une rentabilité minimale pour obtenir ces contributions.

«Une ligne nocturne est difficile à rentabiliser. En fait, nous sommes en train de comparer les coûts entre le renforcement de lignes existantes et un service de desserte par zones, plus souple, qui répondrait plus directement à la demande de la clientèle sur le moment, et offrirait la flexibilité d’un taxibus qu’on n’aurait pas besoin de commander à l’avance», explique Pierre Graber. Cette solution souple est attractive, mais elle n’entrerait plus dans les critères qui permettent d’obtenir des subventions de la Confédération et du Canton, qui préfèrent soutenir les lignes habituelles. Il faudrait alors que les communes financent elles-mêmes ce service.

«Si on en arrive là, on sait que certaines communes, qui en ont marre de toujours payer, seront rétiscentes. Il nous reste donc un gros travail à faire l’an prochain», conclut Pierre Graber, qui tiendra également compte du fait qu’en 2015, 67,3 % des sondés avaient exprimé qu’ils accepteraient de payer un supplément pour bénéficier d’une offre nocturne de qualité. (24 heures)

Créé: 22.12.2017, 13h09

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