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Aménagement du territoireRéférendum en sourdine pour le Parc des Sports

À Morges, la foire d’empoigne sur l’aménagement du Parc des Sports et l’avenir du Centre aquatique a été stoppée par le virus.

Le comité référendaire et son président, Dominique Degaudenzi (à dr.), se demandent comment animer une campagne si les mesures de sécurité interdisent la proximité évidente des discussions au marché et des débats publics.
Le comité référendaire et son président, Dominique Degaudenzi (à dr.), se demandent comment animer une campagne si les mesures de sécurité interdisent la proximité évidente des discussions au marché et des débats publics.
Raphaël Cand

Cela devait être LE feuilleton du printemps, avec un vote aux conséquences sans précédent puisque le contesté Plan partiel d’affectation du Parc des Sports est intimement lié au projet de Centre aquatique porté par le chef-lieu ainsi qu’une bonne moitié de Communes du district. Mais les acteurs qui brûlaient d’en découdre ont été réduits au chômage technique.

D’aucuns diront que le journaliste n’a pas compris qu’il s’agit de voter uniquement sur l’affectation de la zone sportive – au cœur d’un site idyllique –, mais tout le monde sait bien que la manœuvre vise à torpiller un projet à 65 millions jugé pharaonique par beaucoup.

«Nous avons récolté bien plus de signatures qu’il n’en faut sur ce thème et tous les signaux étaient en notre faveur», regrette Dominique Degaudenzi, président du comité référendaire et auteur d’un coup politique qu’aucun parti n’a vu venir. «Aujourd’hui, à une semaine de la date initialement prévue pour trancher ce dossier, la donne a complètement changé car je ne vois pas comment un plan d’affectation peut intéresser les gens alors que leur priorité est de savoir s’ils auront toujours un travail le mois prochain.»

Président de la société anonyme qui défend l’infrastructure, le syndic Vincent Jaques est sur la même ligne que son opposant numéro un. «Chacun doit pouvoir s’exprimer, faire valoir son point de vue lors de débats ou de séances publiques, mais on peut s’interroger sur la capacité d’organiser valablement ces rendez-vous qui doivent accepter tout le monde, sans parler des discussions au marché», estime l’élu morgien.

«C’est un moment important pour décider du sort d’une zone exceptionnelle au bord du Léman»

Dominique Degaudenzi, lui, imagine une campagne impossible. «C’est un moment important pour décider du sort d’une zone exceptionnelle au bord du Léman. Il faut que les gens puissent s’exprimer, s’enflammer, et je me demande qui prendra le risque de venir s’entasser dans une salle alors qu’on est en train d’enlever des tables dans les restaurants et que les matches de foot en plein air sont interdits!»

La date du 27 septembre avancée par la préfecture paraît logique, mais certains estiment qu’un moratoire serait plus judicieux en attendant les élections générales de 2021. Avec le risque de bloquer un peu plus ce dossier qui s’éternise, mais l’occasion de définir une fois pour toutes si ce plan partiel d’affectation doit favoriser un centre aquatique ou une simple piscine couverte, alternative qui semble rallier un plus large consensus aujourd’hui.

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