La rénovation de l’Hôtel Ambassador a viré au cauchemar

HôtellerieArrêts de chantier, oppositions et corrections ont freiné la rénovation du futur quatre-étoiles du centre-ville. Il devrait ouvrir cet été.

La façade avec baies vitrées donnant sur le lac ne plaît pas à tout le monde.

La façade avec baies vitrées donnant sur le lac ne plaît pas à tout le monde. Image: Christian Brun

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

En travaux depuis mars 2015, l’Hôtel Ambassador, situé au cœur de Nyon près de la place Perdtemps, n’a toujours pas rouvert ses portes. Il faut dire que le chantier, qui avait déjà connu de nombreux aléas, est stoppé depuis une année, pour la deuxième fois. Il y a quelques jours, le site de l’hôtel annonçait encore une réouverture fin février, maintenant, en cours d’été. Le temps de faire passer très prochainement un quatrième dossier à l’enquête publique et d’enfin terminer, sous la direction d’un nouvel architecte, ces travaux de transformation qui sont devenus un vrai cauchemar pour le propriétaire de l’établissement, Vincenzo Solazzo.

La rumeur courait l’automne dernier qu’il avait été mis en faillite. Une information erronée, propagée par l’association de défense de patrimoine nyonnais Pro Novioduno dans son bulletin de novembre. Remise à l’ordre par Me Andrea Rusca, avocat de l’hôtelier, l’association a depuis publié un rectificatif à l’intention de tous ses membres. En réalité, le propriétaire, qui a acheté l’Hôtel du Nord en 1997, pour le changer ensuite en Hôtel Ambassador, n’est pas en cessation de paiements, encore moins en faillite. Mais il y a une année, il s’est aperçu que 90% du crédit à la construction accordé par la banque avait été utilisé, alors que les travaux étaient loin d’être terminés. L’entreprise générale qui a repris le chantier en 2016 étant au bénéfice d’un contrat à forfait, de nombreux manquements ayant été constatés, cette situation a provoqué un arrêt conflictuel du chantier. «Il y a quelques procédures d’hypothèques légales en cours», relève l’avocat.

Arrêt et oppositions

L’automne dernier, le propriétaire s’est résolu à confier le chantier à une nouvelle équipe. L’architecte Pierre Wahlen, qui avait parallèlement restauré l’immeuble voisin de la Confiserie Rougemont, en a pris la direction «pour enfin remettre en route ce grand paquebot échoué». Il vient de déposer à la Commune un nouveau dossier pour une mise en conformité des travaux réalisés par rapport aux plans des deux enquêtes précédentes. Selon lui, il reste 30% à 40% de travaux à faire et à refaire. Notamment sur la véranda, qui abritera, côté lac du bâtiment, le futur restaurant, l’isolation des chambres ou la hotte de ventilation de la cuisine.

Fermement décidé à rouvrir son établissement cet été, le propriétaire espère que ce sera le dernier épisode d’un chantier mal emmanché, qui a mal tourné. La première mise à l’enquête des plans de rénovation, visant à créer 23 chambres et un restaurant, n’avait pourtant suscité aucune opposition en novembre 2012. Le projet visait à rénover l’ancienne façade côté rue Saint-Jean, inscrite à l’inventaire, et à transformer complètement l’intérieur et celle côté lac, avec de grandes baies vitrées contemporaines. Mais tout s’est grippé peu après l’ouverture du chantier, en mars 2015. En août déjà, la Commune faisait stopper les travaux, les volumes côté lac étant plus importants que prévu. Entre-temps, une deuxième enquête, pour des transformations intérieures, avec modification de toiture et création d’une véranda côté lac, suscitait des oppositions, dont celle du Service des monuments et sites, qui estimait que le projet portait atteinte au patrimoine.

Elles ont été levées par la Municipalité, comme celle qui a été déposée en novembre 2015 lors de l’enquête sur la modification de la façade arrière vitrée. En décembre, la Ville accordait le permis de construire, mais les dérogations accordées suscitaient des critiques au Conseil communal. (24 heures)

Créé: 01.03.2018, 08h29

Image

Malgré deux hôtels clos, les nuitées ont augmenté

Avec deux hôtels fermés pour rénovation (les travaux d’agrandissement du Beau-Rivage, en attente depuis deux ans, ne font que débuter), la ville de Nyon est toujours sous dotée en nombre de lits. Néanmoins, l’implantation récente de l’appart’hôtel Base, près de la gare et l’ouverture en février 2017 du Nyon Hostel, qui offre des chambres et dortoirs bon marché pour jeunes voyageurs et groupes, ont apparemment dopé les séjours dans le district de Nyon. En 2017, la région a en effet enregistré près de 12 000 nuitées de plus que l’année précédente, soit un total de 193 244 nuitées, si l’on y inclut l’hostel, qui n’est pas compris, à cause de son type d’hébergement, dans les statistiques hôtelières fédérales. «Il y a eu une baisse de 2000 nuitées sur le district, mais plus que compensée par celles de l’hostel, qui attire de nouveaux clients, notamment des écoles et des Suisses», note Didier Miéville, directeur de Nyon Région Tourisme.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 6

Paru le 13 décembre.
(Image: Bénédicte) Plus...