Roth et Sauter en débrayage depuis jeudi

DengesLes employés de l’imprimerie de Denges refusent de travailler tant qu’ils ne seront pas payés.

L’imprimerie à Denges depuis plus de cent vingt ans,est en sursis de faillite et a pris du retard dans le versement des salaires de ses vingt-trois employés.

L’imprimerie à Denges depuis plus de cent vingt ans,est en sursis de faillite et a pris du retard dans le versement des salaires de ses vingt-trois employés. Image: CHRIS BLASER-Archive

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Les vingt-trois employés de Roth et Sauter sont en débrayage depuis jeudi matin. L’imprimerie, établie à Denges depuis plus de cent vingt ans, produit des étiquettes, notamment pour les bouteilles de vin vaudois. En sursis de faillite, elle a pris du retard dans le versement des salaires et le personnel refuse de reprendre le travail tant qu’il ne sera pas payé. D’après le directeur, Jean-Michel Borel, le règlement a été fait hier matin. Les employés, dont le licenciement avait été prévu en mars, n’ont encore rien perçu. Les événements sont le résultat de la crise que traverse l’entreprise. Déclarée en faillite au 26 janvier par le Tribunal d’arrondissement de La Côte, elle a reçu hier la décision du sursis, décision qu’elle attendait pour débloquer les salaires.

En décembre dernier, sentant la fin approcher, l’entreprise a annoncé que tous les employés seraient licenciés en mars 2015. Pour Alexis Patino, secrétaire chez Syndicom, syndicat en charge du dossier, ce sont des licenciements abusifs: «En renvoyant tout son personnel, l’entreprise devait mettre en place un plan social avec le Canton.»

«En licenciant en décembre, nous voulions offrir au personnel le temps de s’inscrire au chômage ou de trouver un nouvel emploi»

En raison de difficultés économiques, l’entreprise n’a pas pu prendre en charge les coûts de l’AVS et du deuxième pilier en 2014. Aussi elle a plusieurs fois eu du retard dans le paiement des salaires: «Les travailleurs ont été contraints d’envoyer une lettre de mise en demeure pour exiger leur paie. Ne constatant aucun versement, ils ont décidé de ne pas retourner travailler», explique le syndicaliste.

Selon le directeur, la société subit les décisions des anciens propriétaires: «En licenciant en décembre, nous voulions offrir au personnel le temps de s’inscrire au chômage ou de trouver un nouvel emploi, explique-t-il. Avec la décision du tribunal, nous sommes optimistes. En restructurant, nous espérons réembaucher au moins une partie du personnel. Une fois la situation apaisée, nous chercherons des solutions pour régler le problème de l’AVS et du deuxième pilier. Mais, pour l’instant, on ne peut rien promettre.» (24 heures)

Créé: 13.02.2015, 11h12

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