Le ruisseau du Boiron est encore en convalescence

EnvironnementLe projet visant à lutter contre la présence de pesticides dans le cours d’eau entrera dans sa troisième phase.

Le Projet Boiron entrera dans da troisième phase, qui vise à consolider les résultats obtenus jusqu'ici.

Le Projet Boiron entrera dans da troisième phase, qui vise à consolider les résultats obtenus jusqu'ici. Image: FLORIAN CELLA - A

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Tristement connu, naguère, pour la présence excessive de résidus phytosanitaires dans ses eaux, le ruisseau du Boiron, qui sillonne la région morgienne, s’est bien requinqué grâce à un projet-pilote mené par le Canton. Depuis 2005, pas moins de 82 agriculteurs ont pris part à la lutte contre les pesticides. Mais si la bataille a permis de diminuer drastiquement la pollution du cours d’eau, la guerre n’est pas encore gagnée. C’est pourquoi le Projet Boiron entrera l’an prochain dans sa troisième phase. Budgétée à 2,5 millions, celle-ci s’étendra jusqu’en 2022.

«Notre but est de consolider les résultats que nous avons atteints jusqu’ici et de les renforcer», indique Raymond Vallier, chef de la Section assainissement industriel à la Direction générale de l’environnement (DGE). L’un des objectifs concrets est de ne plus dépasser la valeur-limite de concentration de produits phytosanitaires, fixée à 0,1 microgramme par litre par l’ordonnance fédérale sur la protection des eaux. «Actuellement, nous dépassons cette limite entre une et trois fois par année. Nous souhaiterions que cela n’arrive plus à l’avenir», souligne l’ingénieur.

Durant cette troisième phase, les spécialistes scruteront particulièrement l’état de la faune, notamment la biologie du fond du cours d’eau. «Nous aimerions pouvoir trouver certaines larves très sensibles à la pollution dans l’ensemble du ruisseau, ce qui n’est pas encore le cas, explique le spécialiste. La partie encore délicate est celle située du côté de l’embouchure dans le lac.»

Encore en convalescence, le Boiron a de bonnes chances d’atteindre un état biologique stable sur le long terme. Pour y parvenir, le Canton peut compter sur l’investissement croissant des agriculteurs: «Ce qui nous réjouit particulièrement, c’est qu’ils s’engagent dans des mesures de plus en plus contraignantes, telles que l’arrêt des herbicides ou la création de prairies temporaires», reprend-il.

Fort de ce succès, la DGE concocte un nouveau projet, à l’échelle du canton cette fois-ci, en collaboration avec la Confédération. «Nous espérons pouvoir démarrer en 2018», conclut Raymond Vallier. (24 heures)

Créé: 28.09.2016, 10h58

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