S'affirmer et se former pour retrouver un emploi

MorgesDepuis vingt ans, le Centre d’études et de formation intégrée du Léman (CEFIL) soutient les adultes dans leur quête d'un travail.

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«Avant de démarrer ma formation d’agent de maintenance, j’étais au plus mal. Je ne me sentais plus capable de suivre un cours. Maintenant, je découvre au jour le jour que je peux aller plus loin.» A 43 ans, Jean-Marie Bekombo retrouve peu à peu confiance en lui depuis qu’il a poussé la porte du Centre d’études et de formation intégrée du Léman (CEFIL).

Depuis vingt ans, cette structure sociale basée à Morges accompagne les adultes dans leur réinsertion professionnelle, offrant une large palette de formations continues. Pour marquer son 20e anniversaire, l’équipe présentera ses activités à la population par le biais d’un stand dressé ce samedi matin à la place de l’Hôtel-de-Ville (8 h 30-13 h). «Nous avons entrepris cette démarche car nous avons constaté que le grand public ne nous connaissait pas», explique Jacques Dozio, directeur du CEFIL, qui a accueilli 1063 personnes en 2014. A noter que le centre dispose de deux antennes, l’une à Lausanne, l’autre à Genève.

Redonner confiance, offrir de solides formations et accompagner la réinsertion professionnelle: tels sont les trois piliers de cette structure, regroupés sous le terme mathématique de «théorème du succès en réinsertion».

Toutes sortes de profils

Première étape: redresser l’estime de soi. Car ces cabossés de la vie qui fréquentent le centre ont grand besoin de réapprendre à s’affirmer face à l’autre, à gérer leur stress en entretien d’embauche, à assumer leur image. «Les personnes qui font appel à nous correspondent à toutes sortes de profils, souligne Jacques Dozio. Nous accueillons des gens qui ont dû renoncer à leur métier à la suite d’ennuis de santé, d’autres qui n’ont pas retrouvé d’emploi après le chômage.»

Une fois en confiance, les «étudiants» du CEFIL sont aiguillés vers une formation en adéquation avec leur expérience préalable: maintenance immobilière, développement durable, administration ou encore santé. Le tout basé sur le cursus d’un CFC. Tout sourire à la sortie de la salle d’examen d’agent de maintenance, Xavier Blanco, électricien de 42 ans, au chômage depuis mai, témoigne: «Ces cours m’ont permis d’acquérir de nouvelles compétences. Je souhaite me rediriger vers la gérance technique.»

«Notre but est de mettre en valeur l’expérience de ces personnes»

Une fois leur certificat en poche, il ne reste qu’à décrocher un job – le taux de succès varie selon les domaines. Là encore, le CEFIL accompagne ses bénéficiaires. Par le biais de stages en entreprise, mais aussi en les coachant dans leurs recherches. «Notre but est de mettre en valeur l’expérience de ces personnes et de leur offrir de nouveaux outils pour revenir sur le marché du travail», conclut Jacques Dozio. (24 heures)

Créé: 03.10.2015, 10h38

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