Saint-Oyens met ses envies de fusion entre parenthèses

Pied du JuraLa Commune renonce à lier sa destinée avec une voisine. «Il faut parfois laisser les choses se décanter», dit le syndic

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Alors qu’il faisait campagne, l’automne dernier, pour la fusion avec Aubonne, Montherod et Saubraz, le syndic de Saint-Oyens, Michel Dubois, n’en démordait pas: l’avenir de sa commune devait passer par un mariage avec l’une ou l’autre de ses voisines. Onze mois après l’échec dans les urnes du projet aubonnois, et alors que la nouvelle législature vit ses premières semaines, l’urgence semble retombée. Il faut dire que la Municipalité a été largement remodelée, avec trois nouveaux membres. Mais aussi que les candidats à l’alliance ne se pressent pas.

A Gimel, Commune approchée «à trois reprises» par l’Exécutif de Saint-Oyens, la syndique, Sylvie Judas, n’est pas connue pour être une fervente adepte des fusions de communes. «La majorité de mes municipaux viennent de prendre leurs fonctions, alors peut-être notre politique en la matière évoluera-t-elle dans une autre direction. Mais je reste convaincue que, avant de penser à fusionner, il faut déjà commencer par collaborer. Or ce n’est pas vraiment le cas. En fait, c’est comme dans la vie, on ne se marie pas avant de s’être fiancés!»

Au nord de Saint-Oyens, ce n’est pas gagné donc. A l’est, c’est déjà perdu, même si, à Saubraz, on avoue à demi-mot qu’une nouvelle tentative du côté de Montherod et d’Aubonne n’est pas exclue. C’est ce que l’on peut entendre parmi les habitants, mais pas dans la bouche du syndic: «Il est trop tôt, quelques semaines après le début de la législature, pour se prononcer, prévient ainsi Daniel Barbezat. Laissons déjà l’automne passer, on verra ensuite.» «De toute façon, si ça se fait, je ne pense pas que Saint-Oyens serait à nouveau convié», lâche Michel Dubois.

Alors, il ne reste plus que le sud, et cette fusion entre Essertines-sur-Rolle, Tartegnin et Rolle qui, elle, est déjà lancée. Les Conseils des trois communes ont accepté l’entrée en matière, le tout est en chantier. «Il est trop tard pour nous rejoindre», prévient Samuel Dufour, syndic d’Essertines.

«On n’est pas vraiment les bienvenus», regrette ainsi Michel Dubois, qui avait contacté le trio l’automne dernier, quelques jours après le refus aubonnois. Un sentiment que ne partage pas du tout son voisin le plus proche. «Il y aura évidemment une place pour Saint-Oyens, mais dans un second temps, précise Samuel Dufour. Nous voulons déjà prendre le temps de réussir cette fusion à trois. Une fois qu’elle sera sous toit, si elle passe la rampe, alors on acceptera volontiers de nouvelles communes.» D’ici là, Saint-Oyens se retrouve bien seule.

Créé: 11.08.2016, 17h39

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