Passer au contenu principal

De Saint-Prex vers Lausanne à la force des mollets en toute sécurité

La fameuse voie verte doit sécuriser le parcours pour les vélos et les piétons. Il faudra cependant attendre 2025 pour qu’elle voie le jour.

À la sortie de Saint-Prex en direction de Morges, il est prévu de réaliser un trottoir d’une largeur de 4 mètres séparé de la route Cantonale par une bande végétalisée.
À la sortie de Saint-Prex en direction de Morges, il est prévu de réaliser un trottoir d’une largeur de 4 mètres séparé de la route Cantonale par une bande végétalisée.
PHOTOMONTAGE/DR

Si vous êtes un cycliste et que vous vivez dans la région morgienne, vous avez forcément déjà entendu parler de la Voie verte. Mais oui, vous savez, ce fameux tronçon dédié à la mobilité douce qui doit permettre à terme aux petites reines ainsi qu’aux piétons de relier Saint-Prex à Denges en toute sécurité. Ça ne vous dit toujours rien? Allez, montez sur le porte-bagages, on vous emmène.

L’itinéraire commence dans les quartiers résidentiels ouest de Saint-Prex, passe à côté du Bourg et de la salle du Vieux-Moulin, avant de remonter et longer la voie ferrée. Si jusqu’ici les aménagements nécessaires ne sont pas trop importants, cela se corse quelque peu à la sortie du village en direction de Morges. «Les vélos devront emprunter la route Cantonale», indique Jean-Christophe Birchler, ingénieur en mobilités de l’association intercommunale Région Morges.

Tributaires du Canton

Un tronçon très fréquenté qui, pour l’heure, n’est même pas équipé de bandes cyclables. «L’idée est d’y construire un trottoir d’une largeur de 4 mètres séparé de la chaussée par une zone végétalisée, poursuit Jean-Christophe Birchler. Cette réalisation est liée à la requalification de la route Cantonale. Nous sommes dès lors tributaires du Canton, qui est le maître d’ouvrage de ce chantier, et ne pouvons rien faire tant qu’il ne démarre pas. Le calendrier dépendra donc des finances vaudoises. Mais les travaux devront dans tous les cas débuter d’ici à quatre ans, car nous avons obtenu un cofinancement de la Confédération qui nous oblige à donner le premier coup de pioche au plus tard en 2023.»

Reprenons notre voyage. Un peu plus loin, à la hauteur du cimetière de Morges, les dignes descendants d’Eddy Merckx s’éloigneront de l’artère principale. Après avoir traversé le parc des Sports, ils rallieront les quais. Pour les piétons déjà inquiets, pas de panique: il n’est pas question de transformer les rives en «une autoroute à vélos». La Voie verte n’est d’ailleurs pas dédiée aux deux-roues électriques traçant à 45 km/h. Ces derniers continueront à circuler sur la route, aux côtés des automobilistes. «Dans le secteur du bord du lac, le tronçon réservé aux vélos sera signalé par un simple marquage au sol, explique Charlotte Baurin, cheffe de projet à Région Morges. Tout l’enjeu ici sera de garantir une bonne mixité entre les passants et les cyclistes.» Et ce jusqu’au parc de Vertou.

Cliquer ici pour agrandir
Cliquer ici pour agrandir

Tout à l’est du chef-lieu du district, les petites reines feront leur retour sur la route Cantonale pour monter en direction de Préverenges. «C’est là que se situe le deuxième gros maillon manquant, dévoile Jean-Christophe Birchler. Il existe bien un aménagement cyclable, mais c’est insuffisant pour y envoyer un enfant en toute sécurité. Nous souhaitons par conséquent également créer un trottoir séparé.»

Encore un peu flou

Le tracé est ensuite encore un peu flou. «Nous sommes actuellement en train de discuter avec les autorités de Préverenges pour définir le meilleur itinéraire jusqu’à Denges», révèle Charlotte Baurin.

Fatigué de mouliner? Ça tombe bien, vous y êtes presque. La Voie verte «morgienne» s’achève à la hauteur de la Venoge, dernière étape avant d’atteindre le Graal: la région lausannoise (voir encadré). D’une dizaine de kilomètres, l’entier du parcours devrait être inauguré en 2025. Pour cela, 10 millions de francs d’aménagements seront nécessaires. Ceux-ci seront financés à hauteur de 35% par la Confédération. La moitié sera à la charge des Communes, tandis que les 15% restants seront réglés par le Canton.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.