Les structures d'accueil sont saturées

Gland et environsLe réseau des Toblerones a enregistré une hausse importante et inattendue des demandes de garde, surtout dans le préscolaire.

Le réseau d'accueil des Toblerones a enregistré 70 demandes au mois de janvier.

Le réseau d'accueil des Toblerones a enregistré 70 demandes au mois de janvier. Image: archives ALAIN ROUECHE

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«Il n’y a pas lieu de s’alarmer, mais avec les 70 demandes reçues au mois de janvier, nous arrivons pour la première fois à un niveau de saturation de nos structures d’accueil des enfants, y compris chez les mamans de jour», prévient Christine Girod, présidente du comité de direction du Réseau d’accueil des Toblerones (RAT), qui regroupe seize communes autour de Gland et de Prangins.

En d’autres termes, il manque actuellement une soixantaine de places d’accueil, ce qui ne s’était jamais présenté depuis la création du réseau en 2010. «Jusqu’à maintenant, nous avons plus ou moins toujours pu répondre à la demande, notamment grâce à notre important réseau d’environ 120 accueillantes de jour, qui ont une certaine flexibilité pour absorber les variations du nombre d’enfants», explique la présidente.

Dans cette région en constante croissance démographique, la demande de places d’accueil a toujours été en hausse. Alors, comment expliquer ce pic soudain? «Ce qui est nouveau, ce n’est pas tellement l’augmentation du nombre d’enfants à prendre en charge, mais le rallongement de la durée des placements, constate Marco Baiguini, secrétaire général du RAT. Je suis impressionné de voir le nombre de gens qui veulent placer leur enfant, même en bas âge, cinq jours par semaine.»

Les chiffres expriment très bien ce changement. Entre 2010 et 2018, le nombre de places mises à disposition est passé de 763 à 1183, ce qui représente une augmentation de 55%. Pendant la même période, le nombre total d’heures de prise en charge, dans le préscolaire, le parascolaire et l’accueil familial de jour, est passé de 928 000 à 1,8 million, soit presque le double.

À court terme, le souci principal des responsables du RAT est de trouver des places pour accueillir entre 10 et 15 bébés dans les structures existantes. À moyen terme, des places seront créées dans de nouvelles unités prévues dans le futur quartier de la Combaz à Gland (44 places), à Prangins (44 places) et dans le futur établissement scolaire d’Arzier-Le Muids (22 places). D’ici à 2030, à moins que les familles changent de mode de vie, il faudra créer 450 nouvelles places.

Créé: 11.02.2019, 16h35

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