La succession du peintre Zao Wou-Ki pourrait se jouer en France

La CôteLa justice française s'est déclarée compétente pour régler la succession du peintre franco-chinois décédé à Nyon à l'âge de 93 ans. La veuve du peintre souhaitait que la procédure ait lieu en Suisse.

Le peintre chinois Zao Wou-Ki s'était installé à Dully à l'initiative de sa femme Françoise Marquet.

Le peintre chinois Zao Wou-Ki s'était installé à Dully à l'initiative de sa femme Françoise Marquet. Image: AFP

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Dans cette affaire, Zhao Jia-Ling, le fils du maître de l'abstraction lyrique est en conflit avec la veuve du peintre, Françoise Marquet, ancienne conservatrice au musée d'Art moderne de la ville de Paris.

Le fils accuse sa belle-mère d'avoir poussé l'artiste, déjà très diminué et atteint de la maladie d'Alzheimer, à déménager en Suisse pour mettre la main sur ses oeuvres, au prix inestimable. Il a porté plainte pour abus de faiblesse et une enquête judiciaire est ouverte à Paris.

Décisions contradictoires attendues
La bataille judiciaire, qui a déjà eu lieu à propos de la tutelle du peintre, s'est déplacée sur le terrain de l'héritage, alors que le peintre avait désigné son épouse comme légataire universelle.

Selon une ordonnance consultée mercredi par l'AFP, «le tribunal de grande instance de Paris est exclusivement compétent pour connaître des opérations de partage de la succession de Zao Wou-Ki ce qui exclut la compétence de la juridiction suisse».

«Cette décision confirme notre position depuis le départ», s'est félicité Jean-Philippe Hugot, l'avocat du fils du peintre. «Nous demandons au juge suisse de se déclarer incompétent», a-t-il déclaré. Le conseil de Françoise Marquet n'a pu être joint.

«On va tout droit vers une contrariété de décisions» judiciaires entre la France et la Suisse, craint pour sa part Emmanuel Ravanas, l'avocat de la fille de Zao Wou-Ki, Sin-May Roy.

Vanity Fair condamné
Dans une autre décision, rendue mercredi, le tribunal de grande instance de Paris a condamné le magazine Vanity Fair pour diffamation, pour un article intitulé «Mais qui a tué Zao Wou-Ki?» paru fin septembre. Pour la cour, l'article imputait à l'épouse de Zao Wou-Ki la décision de cesser les soins qui lui étaient dispensés à l'hôpital de Nyon et «d'avoir délibérément précipité sa mort».

Vanity Fair a été condamné à verser à Mme Marquet 3000 euros de dommages et intérêts pour l'édition papier de l'article et 10'000 euros pour la version sur tablette électronique, dont le tribunal a ordonné la suppression des propos diffamatoires. (ats/24 heures)

Créé: 12.02.2014, 21h44

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